Pour Jean-Christophe Cambadélis, François Hollande n'a pas renié son fameux discours du Bourget

Publié à 11h09, le 04 mai 2014 , Modifié à 14h00, le 04 mai 2014

Pour Jean-Christophe Cambadélis, François Hollande n'a pas renié son fameux discours du Bourget
Jean-Christophe Cambadélis (Captures d'écran i>Télé)

EXPLICATION DE TEXTE – À ceux qui reprochent à François Hollande son positionnement social-démocrate, à ceux qui, comme Cécile Duflot mardi 29 avril, ressortent à l’occasion des extraits discours du Bourget pour souligner les reniements du président Hollande, Jean-Christophe Cambadélis a une réponse : il y a mésinterprétation. Invité du Grand rendez-vous Europe 1-i>Télé-Le Monde dimanche 4 mai, le premier secrétaire du Parti socialiste a donné son explication :

Vous savez, on reprend toujours le fameux discours du Bourget et dans le discours du Bourget, on a mis en exergue la formule sur la finance. On a oublié que, citant Mendès France, le président de la République, qui ne l’était pas à ce moment-là, qui était candidat à l’élection présidentielle, avait indiqué qu’il connaissait les difficultés, qu’il savait les déficits, qu’il percevait le chômage et les inégalités et que ceux-ci allaient peser sur son quinquennat.

À "mi-temps du quinquennat", selon la formule employée par Jean-Christophe Cambadélis, le chef de l’État est donc dans les temps. "La première partie du quinquennat, il l’avait dit au point de départ, c’était pour stopper le déclin, essayer d’assainir la situation, créer les conditions d’une remontée de la France dans la justice. C’est très exactement ce qu’il fait aujourd’hui", explique le patron du PS.

Pas de renoncement, donc.

Dans son discours du Bourget, François Hollande citait effectivement Pierre Mendès France, annonçant les difficultés qui seraient les siennes une fois à la tête de l’État :

Chers amis, je veux citer Pierre Mendès France, qui nous disait que "la vérité doit forcément guider nos pas". Je vous dois donc la vérité. Je connais les contraintes financières, l'ampleur de nos déficits, la gravité de notre dette, la faiblesse de la croissance en 2012, la lourdeur de l'héritage qui nous sera légué. Je ne promettrai donc que ce que je suis capable de tenir. Je dois maîtriser sans rien renoncer les choses et d'abord le temps.

Dans le JDDdimanche 4 mai, François Hollande l’annonce : "On est entré dans la deuxième phase du quinquennat". Le chef de l’État l’explique lui-même, estimant que le plan d’économies voté mardi 29 avril répond à trois principes : "la clarté, la visibilité, la stabilité" :

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