Quand Jacques Chirac "n'est pas content", il donne "un petit coup de canne sur le pied" de Bernadette

Publié à 19h38, le 12 septembre 2014 , Modifié à 19h19, le 17 octobre 2014

Quand Jacques Chirac "n'est pas content", il donne "un petit coup de canne sur le pied" de Bernadette
Bernadette et Jacques Chirac © Reuters - MaxPPP / Montage Le Lab

"ÇA N'A RIEN D'EXTRAORDINAIRE" - Jacques Chirac "va bien". En tout cas "mieux que l'été dernier", d'après son épouse Bernadette, invitée d'Europe1 vendredi 12 septembre. L'ancien président a, d'après elle, "gardé son caractère". Bernadette Chirac en veut pour preuve que "quand il n'est pas content", son mari "lui donne un petit coup de canne sur le pied" :

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- Bernadette Chirac : Il marche mieux, il a bien meilleur appétit. Quand il n'est pas content de moi, de ce que j'ai fait ou de ce que je n'ai pas fait, comme il a une canne pour s'aider à marcher, eh ben il me donne un petit coup de canne.



- Europe 1 : Ah bon ?



- Bernadette Chirac : Ben quoi, ça n'a rien d'extraordinaire. J'ai des tas d'amis à qui ça arrive. Il me donne un petit coup de canne sur le pied.



- Europe 1 : Donc il a gardé son caractère, donc il est en forme ?



- Bernadette Chirac : Ah ça oui ! Il a gardé son caractère, croyez moi.

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Elle qualifie d'ailleurs cette amélioration de l'état de santé de Jacques Chirac de "belle victoire" : "Pour moi d'abord, parce que ça prouve que je l'ai entouré de soins vigilants et d'affection". 

Mais interviewer Bernadette Chirac passe inévitablement par lui poser des questions sur Nicolas Sarkozy, dont elle est une fervente supportrice. "Je fais partie de ses soldats", a-t-elle déclaré vendredi, tout en invitant l'ancien chef de l'État à ne pas postuler à la présidence de l'UMP. "Ce n'est pas de son niveau", dit-elle, rejoignant en cela un autre grand soutien de l'ex-chef de l'État, Henri Guaino

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Il a besoin de soldats. Un général en chef... On le présente toujours un peu comme Bonaparte. Il y a tellement de représentations, de gravures, qui montrent Bonaparte à la tête de ses soldats. Eh bien moi je suis un soldat. Il en aura beaucoup, beaucoup, beaucoup, et je suis persuadée qu'il gagnera.



[...] Je souhaite très vivement et s'il entend ce journal ou si on lui passe un extrait en fin de journée, je considère et je ne suis pas la seule, qu'il ne doit pas prendre la présidence de l'UMP. Ce n'est plus son niveau, et il a trop de choses à faire pour gagner la bataille. Il faut qu'il trouve un homme solide, qui lui soit totalement fidèle et avec qui il puisse bien entendu, tous les jours, converser et échanger des idées.



Pardon, je dis ce que je pense, j'ai peut-être tort mais je vous le dis puisque vous me posez la question : ce n'est plus pour lui d'être président de l'UMP. Nous attendons qu'il nous dise : 'Je suis candidat [à la présidence de la République]'.

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