Quand Jean-François Copé théorisait le coup du directeur de cabinet pour mieux accuser Christiane Taubira: "Qui peut croire une chose pareille ?"

Publié à 12h17, le 28 mai 2014 , Modifié à 12h19, le 28 mai 2014

Quand Jean-François Copé théorisait le coup du directeur de cabinet pour mieux accuser Christiane Taubira: "Qui peut croire une chose pareille ?"
Maxppp.

Les archives sont cruelles. Jean-François Copé assure ne jamais avoir été mis au courant des surfacturations et des bidouillages de factures par son directeur de cabinet Jérôme Lavrilleux ? Il le jure même mordicus, alors que Jérôme Lavrilleux a lui-même assuré n'avoir jamais informé son patron de sa combine ? Une situation similaire s'est produite à gauche il y a deux mois, et Jean-François Copé n'en croyait pas un traître mot.

C'était le 18 mars dernier. Alors que Christiane Taubira est empêtrée dans les affaires des écoutes, le Nouvel Obs annonce que le cabinet de la ministre savait, mais pas Christiane Taubira elle-même. "Que nenni", semble répondre Jean-François Copé, qui juge que dans une situation pareille, une directrice de cabinet informe forcément sa patronne.


Celui qui est à l'époque toujours président de l'UMP donne même un nom à ce type d'argument: le coup du directeur de cabinet.


Voir la vidéo :



"Coup de la directrice de cabinet", "on n'est dupes de rien", Jean-François Copé utilise alors des arguments qui pourraient tous être employés dans l'affaire Bygmalion contre lui :

On est dupes de rien ! Le coup de la directrice de cabinet qui ne vient pas rendre compte à sa ministre ? Qui peut croire une chose pareille ?


Surtout pour une affaire aussi sensible ! Surtout quand on sait qu'elle est par ailleurs l'épouse de celui qui est le conseiller parlementaire de François Hollande.


Tout ça montre par tous les bouts qu'on essaye de dissimuler la vérité. Le gouvernement a été pris la main dans le sac. 

Une archive repérée par un militant socialiste sur Twitter.

Du rab sur le Lab

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