Rachida Dati: "heureusement que la campagne européenne n'a pas commencé avec la tribune de Nicolas Sarkozy"

Publié à 09h43, le 23 mai 2014 , Modifié à 09h49, le 23 mai 2014

Rachida Dati: "heureusement que la campagne européenne n'a pas commencé avec la tribune de Nicolas Sarkozy"
Montage Le Lab (Captures BFM TV)

Elle n'est pas loin de dire que les journalistes en font trop avec la tribune de Nicolas Sarkozy. Rachida Dati, députée européenne en campagne pour sa réélection en Ile-de-France, estime ce 23 mai sur BFM TV que ce texte "conforte" l'UMP dans sa stratégie, et que bien heureusement, l'UMP n'a pas attendu l'ancien président pour parler d'Europe. Voilà ce que répond l'ancienne ministre de la Justice à la question 'la campagne a-t-elle commencé avec la tribune de Nicolas Srkozy ?' :

Non. Cette tribune, elle reprend le programme. On fait quand même campagne depuis de nombreuses semaines. Heureusement que la campagne ne démarre pas depuis la tribune de Nicolas Sarkozy. Sinon il nous restait 48 heures !

Pourtant, les médias ne parlent que de ça. Impossible de passer entre les gouttes: Nicolas Sarkozy est partout. Ce ne serait pas la responsabilité de l'UMP selon Rachida Dati, mais plutôt des médias :

Vous en avez fait un événement, médiatiquement. Cette tribune conforte notre programme et nos positions. Sa voix est importante. Il a été acteur de cette Europe. 

Une voix "importante" mais pas indispensable pour parler d'Europe, donc. Une position assez proche de celle de François Fillon, qui avait estimé que cette tribune n'était pas "l'événement central de la campagne". Rachida Dati, restée, elle, proche de l'ancien président, garde également son franc-parler lorsqu'il s'agit d'évoquer sa famille politique. Interrogée sur l'état de son parti, l'ancienne ministre dresse un bilan sévère des ambitieux de l'UMP :

Ceux qui sont en haut, qui appellent à l'unité et à l'apaisement, c'est quand même eux qui mettent le foutoir. Ceux qui nous donnent des ordres d'en haut, là, ce sont eux qui créent les turpitudes ! Qui divisent, qui se mettent sur la figure.

Son intervieweur lance alors les noms de Jean-François Copé et François Fillon. Rachida Dati les met tous dans le même sac :

Mais tous ! Ils sont rivés sur 2017, ils oublient les élections intermédiaires. Nous, on est au charbon, avec les militants. C'est pas eux qui se font engueuler sur le terrain. Ils y vont beaucoup moins que le militant ou le sympathisant qui colle l'affiche. Si ces gens d'en haut, pouvaient regarder un peu plus en bas et se rendre compte des dégâts qu'ils font par leurs agissements et leurs turpitudes. 

Mardi prochain aura lieu un Bureau politique de l'UMP qui promet d'être agité en pleines révélations dans l'affaire Bygmalion.

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