Sarkoleaks : pour Jean-Pierre Raffarin, en enregistrant Nicolas Sarkozy à son insu, Patrick Buisson préparait "des mauvais coups"

Publié à 08h15, le 05 mars 2014 , Modifié à 10h24, le 05 mars 2014

Sarkoleaks : pour Jean-Pierre Raffarin, en enregistrant Nicolas Sarkozy à son insu, Patrick Buisson préparait "des mauvais coups"
Jean-Pierre Raffarin (Capture d'écran)

SAROKLEAKS – Il a le ton dur, sévère. Ancien Premier ministre de Jacques Chirac, Jean-Pierre Raffarin trouve "inimaginable" et "inacceptable" que Patrick Buisson ait pu enregistrer Nicolas Sarkozy à l’Elysée à son insu, s’énerve-t-il ce mercredi 5 mars sur France 2.

Et le sénateur UMP ne manque pas de mots assez forts pour dénoncer ce procédé. Pour lui, peu importe le fond des révélations de ces enregistrement, la forme l’horripile au plus haut point. "Ecouter quelqu’un à son insu, c’est d’une extrême violence", peste Jean-Pierre Raffarin.

Qui renchérit, interloqué :

Il y a de quoi tomber de sa chaise. J’étais Premier ministre, j’ai vu pas mal de choses, je n’ai jamais vu ça.

Et de poursuivre sa diatribe contre Patrick Buisson :

Quand vous commencez à écouter quelqu’un à son insu, ça veut dire qu’il n’y a pas de relation de confiance, que vous préparez des mauvais coups, ça veut dire mille choses.

"C’est inacceptable sur le plan humain", ajoute-t-il encore "profondément choqué" et estimant que cela est "désespérant de la nature humaine".

Cela risque-t-il de nuire encore plus à l’image de la politique, déjà fortement dégradée ? Jean-Pierre Raffarin ne veut pas le croire, cantonnant cette affaire à "un cas personnel" qui n’a "rien à voir avec un système".

Et de conclure, dépité malgré tout sur le monde politique :

La politique manque d’éthique. Mais où sont les grands serviteurs de l’Etat ?

Du rab sur le Lab

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