Selon Julien Dray, la gauche a subi "pire qu'une défaite" lors du premier tour des municipales

Publié à 17h51, le 26 mars 2014 , Modifié à 17h52, le 26 mars 2014

Selon Julien Dray, la gauche a subi "pire qu'une défaite" lors du premier tour des municipales
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Dans un long texte publié sur son blog, Julien Dray confie sa tristesse. Triste des résultats du premier tour des élections municipales. Et doublement triste de l'interprétation qu'en ont fait le gouvernement et le Parti socialiste. Selon Julien Dray, la gauche a même subi "pire qu'une défaite" dimanche dernier :

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Il y a pire que la défaite. C’est l’incompréhension de la défaite. Au lieu de '36 000 batailles différentes' que certains audacieux espéraient, c’est bien un message politique national qui a été adressé à la gauche. Il est limpide. Ce n’est pas un rejet, c’est une colère.

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Cette colère des Français est adressée, selon Julien Dray, au gouvernement, mais aussi (et surtout) au Parti socialiste :

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D’abord sourde pendant des semaines, cette colère s’est finalement exprimée dans les urnes. Il s’agit bien de l’expression d’une violente déception à l’égard du PS, parti organique de la gauche, responsable au premier chef de la politique menée et donc devant le pays, des choix engagés.

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La raison principale de cette colère des Français selon Julien Dray ? L'éloignement du fameux discours du Bourget et de la finance comme adversaire :

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Le discours du Bourget pointait un adversaire - la finance - et portait un volontarisme républicain qui avait séduit le pays. Les Français savaient que le "redressement" serait difficile mais qu'il se ferait dans la justice et dans un effort partagé. Deux ans plus tard, ils ont le sentiment que les rentiers, ceux qui tirent parti de l'économie financiarisée, ne contribuent toujours pas à l'effort collectif.

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Julien Dray exhorte enfin la gauche française à arrêter de vouloir localiser l'enjeu des municipales, ce qui serait selon lui une erreur :

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Quand on a une droite aussi mobilisée, on ne peut se réfugier dans le localisme ou dans des campagnes délibérément dépolitisées. La gauche ne gagne jamais rien à la dépolitisation des enjeux, fussent-ils locaux.

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Du rab sur le Lab

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