Affaire Fillon : pour le sénateur LR Alain Houpert, "il faut changer d'homme" pour la présidentielle

Publié à 08h23, le 14 février 2017 , Modifié à 08h47, le 14 février 2017

Affaire Fillon : pour le sénateur LR Alain Houpert, "il faut changer d'homme" pour la présidentielle
Alain Houpert © Capture d'écran LCI

LE CHANGEMENT - Alain Houpert fait partie des *conjurés*, cette grosse quinzaine d'élus Les Républicains qui se sont réunis lundi 13 février au soir et qui veulent faire passer "un message" à François Fillon ce mardi, au cours d'une réunion avec les députés de droite : la campagne du candidat à la présidentielle, plus que jamais englué dans l'affaire des emplois fictifs présumés de son épouse, n'est "plus possible". Pour le sénateur de la Côte-d'or, c'est très clair : il faut un autre candidat.

Sur LCI ce mardi matin, Alain Houpert présente son petit groupe de collègues non comme des "frondeurs" mais comme "des messagers éclairés", des "courroies de transmission du terrain" qui reçoivent en pleine figure la colère et "le désespoir" des électeurs et militants de droite depuis les premières révélations du Canard Enchaîné sur Penelope Fillon. Une situation qui appelle selon lui et les autres protestataires la convocation d'un bureau politique au plus vite pour prendre une décision. Il explique :

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Je pense qu'il faut changer d'homme, il faut avoir le courage et l'honneur de le faire. Il faut que François Fillon se défende et ensuite que nous, nous gagnions la présidence de la République parce que les gens veulent une alternance, ils veulent change de cap.

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Une saillie à revoir en vidéo :



Alain Houpert explique aussi qu'il ne s'agit pas seulement de son constat, mais de ce qui découle de la démobilisation des troupes en circonscription, qui selon lui ne veulent plus faire campagne :

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Les électeurs sont désemparés. [...] Les militants ne veulent plus tracter. On ne peut pas faire de campagne sans troupes. Un parti politique, c'est l'esprit de meute, mais c'est pas l'esprit moutonnier. François Fillon nous a dit, il y a quinze jours : 'Laissez-moi quinze jours' [voir ici, ndlr]. Un moratoire de quinze jours qui se termine mercredi.Nous, nous voulons qu'il prenne ses responsabilités parce que rien ne s'est amélioré. Nous sommes dans deux incertitudes : l'incertitude judiciaire et l'incertitude qu'il ait convaincu les Français, qui devient une certitude qu'il ne les a pas convaincus, parce que sur le terrain, on voit un désespoir, un désenchantement vis-à-vis de cette élection et vis-à-vis du monde politique. 

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Il ajoute encore que si les électeurs avaient eu connaissance de ces informations avant la primaire, le résultat en aurait certainement été différent :

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Cette primaire a été faussée les électeurs ont le sentiment d'avoir été victime de mensonge, de manipulation. Les gens veulent la vérité, ils veulent que ça change, ils veulent changer de cap. Et nous avons un espace politique.

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