Annick Girardin demande à Ségolène Royal de "mettre son ego de côté" pour la COP 21

Publié à 15h59, le 02 juin 2015 , Modifié à 16h20, le 02 juin 2015

Annick Girardin demande à Ségolène Royal de "mettre son ego de côté" pour la COP 21
© EMMANUEL DUNAND / AFP NICOLAS TUCAT / AFP

WARNING - Elle n'est pas en colère mais presque ! Annick Girardin a peu apprécié l'interview de Ségolène Royal dans le journal Le Monde du 2 juin. A propos de la préparation de la COP 21 (la conférence mondiale sur le climat en décembre à Paris), la ministre de l'Environnement y déclare :  "les négociations de l’ONU sont totalement inadaptées à l’urgence climatique". Elle déplore que les négociateurs n'aient pas de mandat clair. Bref, pour résumer, elle assène : "il faut changer de méthode".

Sa méthode- celle de Ségolène Royal - passe mal du côté de la rue de la Convention et de la secrétaire d'Etat au Développement et à la Francophonie. Si sur le fond, Annick Girardin estime elle aussi que les mandats des négociateurs ne sont pas toujours assez clairs, elle ne comprend pas la démarche de sa collègue du gouvernement. A 200 jours de l’événement, à part donner une image de cacophonie, cette sortie médiatique ne sert à rien. Elle dit :

 

Il faut mettre nos egos de côté c'est ce que je fais, ce serait bien que tout le monde le fasse. Le coup de pub, on le met de côté.

 

Une COP, c'est difficile à organiser. Les prédécesseurs ont donné des conseils. La secrétaire d'Etat se souvient : 

 

Les mexicains à la COP de Cancun nous ont donné un conseil pour réussi une COP : éviter les bisbilles ! Nous ne pouvons pas nous permettre une dispute !  

Surtout que Laurent Fabius de son côté commence a mettre en garde contre une éventuelle déception. Dimanche dans le JDD, il rappelait qu'il aurait le "job le plus difficile au monde" selon Al Gore (ancien vice-Président des Etats-Unis très impliqué dans les questions de changements climatiques) et visiblement sa camarade du gouvernement n'aide pas. Pourtant, la répartition des rôles a été actée par le président en personne : à M. Fabius les réunions internationales et la présidence de la COP, à Mme Royal l'Europe et la mobilisation citoyenne, à la secrétaire d'Etat de faire entendre la voix de l'Afrique.

Mais comme cela semble compliqué, le Président reprend donc les choses en mains et devrait rappeler cette répartition. Une réunion par mois a été instaurée autour de lui : la première a eu lieu en avril, la prochaine mi-juin... L'ambiance ne devrait pas être au réchauffement.   

 

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