Après les propos de François Fillon, Jean-Pierre Raffarin menace de rejoindre les centristes

Publié à 20h34, le 17 septembre 2013 , Modifié à 21h01, le 17 septembre 2013

Après les propos de François Fillon, Jean-Pierre Raffarin menace de rejoindre les centristes
(Maxppp)

Jean-Pierre Raffarin attendait ce mardi une "clarification" de la part de François Fillon. Lors du comité exécutif, raconté par le Figaro, l'ancien Premier ministre a exprimé sa menace de quitter son parti pour rejoindre les centristes, "si l'UMP devait se situer sur la ligne décrite précédemment par François Fillon".

Le sénateur de la Vienne s'était ému de la position de François Fillon, qui avait renvoyé dos à dos le Parti socialiste et le Front national et en ouvrant la possibilité de choisir un FN moins "sectaire" que le PS. 

Jean-Pierre Raffarin avait lancé une "alerte rouge" sur l'unité de leur mouvement. "Je pense qu'il est en train peut-être d'évoluer sur sa position", espérait-il encore mardi. 

Sur RTL, le parlementaire évoquait déjà le risque que des "humanistes", la motion à laquelle il participe, soient tentés de rejoindre le centre. Ce qui signifierait la mort de l'UMP, si c'était le cas :

Elle pourrait mourir le jour où les humanistes rejoindraient le centre, c'est ça qui la ferait mourir.

L'UMP n'est pas morte, elle a toujours vocation à incarner la droite et le centre. Elle pourrait mourir le jour où les humanistes rejoindraient le centre, c'est ça qui la ferait mourir.

Résultat, ce mardi, l'UMP a voté en Comité exécutif un texte consensuel pour rassembler sa famille. Rue de Vaugirard à Paris, les ténors du mouvement ont convenu "à l'unanimité", François Fillon compris, de s'opposer "avec la même vigueur"à la politique "menée par les socialistes et leurs alliés d'un côté" et "à tous les extrémismes et les sectarismes" de l'autre.

Après la réunion, l'ancien Premier ministre est allé devant les caméras pour répéter qu'il rejetait toujours toute "alliance" avec le parti d'extrême droite mais qu'il souhaitait aussi "s'adresser"à ses électeurs.

Une nuance qui devrait convaincre Jean-Pierre Raffarin de rester dans le parti dont il est l'un des membres fondateurs, puisqu'il a rapidement estimé sur Twitter que le PS et le FN avait "un objectif commun, affaiblir l'UMP". 

Mise à jour, 20h55 : 

Le sénateur de la Vienne précise sur Twitter avoir "activement" participé à la rédaction du texte commun, "pour éviter la fracture de l'UMP". 

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