Budget 2017 : les frondeurs du PS rendent les armes parlementaires et ne vont pas "fronder pour fronder"

Publié à 19h01, le 20 octobre 2016 , Modifié à 19h01, le 20 octobre 2016

Budget 2017 : les frondeurs du PS rendent les armes parlementaires et ne vont pas "fronder pour fronder"
© AFP

THIS IS THE END - Le dernier marathon budgétaire du quinquennat de François Hollande a débuté à l’Assemblée nationale. D’ordinaire cadre d’une lutte féroce entre la majorité gouvernementale et les frondeurs du PS qui, depuis deux ans et demi, tentent d’infléchir la politique économique menée par le duo Hollande-Valls, ce budget 2017 sera plus serein pour l’exécutif.

Car, avec la primaire du PS dans l’agenda puis la présidentielle, l’épicentre de leur bataille n’est plus à l’Assemblée nationale. Et ce budget risque fortement d’être caviardé par la prochaine majorité, si la droite l’emporte à la présidentielle. "Il y a mieux à faire", consent à L’Opinion  ce jeudi 20 octobre le chef de file de la fronde de députés socialistes Christian Paul. Mathieu Hanotin, également frondeur mais aussi directeur de campagne de Benoît Hamon pour la primaire, ajoute :

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Il n’y a pas grand-chose dans ce budget, on ne va pas fronder pour fronder. Ce n’est pas maintenant qu’on va revenir sur le CICE.

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"L’un d’entre eux avoue n’avoir même pas regardé le contenu du projet de loi de finances et n’avoir déposé aucun amendement", écrit également L’Opinion. Preuve s’il en est que le gouvernement n’a plus à craindre sa propre majorité sur la dernière ligne droite de la législature. Et ce d’autant plus qu’il ne reste plus de grands textes à l’ordre du jour parlementaire après les textes budgétaires.

Preuve encore que la fronde a rendu les armes parlementaires, comme le rapporte également le quotidien, les frondeurs ne se réunissent même plus chaque semaine dans les salles du Palais Bourbon. Christian Paul et compagnie ne se rendent même plus à la souvent tendue réunion hebdomadaire du groupe socialiste, théâtre régulier des affrontements entre frondeurs et légitimistes.

"On a bien compris qu’on ne ferait plus bouger le gouvernement de ligne", conclut Mathieu Hanotin.

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