Christian Estrosi face à Marion Maréchal-Le Pen en PACA: "si on la laisse gagner, elle va devenir une star"

Publié à 11h02, le 15 avril 2015 , Modifié à 11h02, le 15 avril 2015

Christian Estrosi face à Marion Maréchal-Le Pen en PACA: "si on la laisse gagner, elle va devenir une star"
© images AFP

A la une, à la deux... Christian Estrosi y va. Sur demande de Nicolas Sarkozy, celui qui est déjà député, maire et président de la métropole Nice Côté d'Azur, s'engage dans la bataille pour la région PACA face à Marion Maréchal-Le Pen. "Une mini-présidentielle face à une Le Pen extrêmement dédiabolisée", analyse-t-il auprès de Valeurs actuelles dans un numéro à paraitre le 16 avril. Et pas une mince affaire pour le sarkozyste.

Car même si l'ancien Président a estimé qu'il avait "le plus d'assurance de l'emporter" face à la plus jeune des Le Pen, même si Christian Estrosi assure qu'il ne "pouvait pas lui refuser ça", le député-maire de Nice ne sait pas forcément comment manœuvrer :

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La difficulté, c'est qu'on ne peut pas aborder Marion Maréchal-Le Pen comme un candidat FN ordinaire. Elle n'a jamais eu d'attaque outrancière. (...)



J'ai débattu face à elle dans "Mots croisés". Elle a du talent, elle va progresser, mais elle est encore en phase d'apprentissage. C'était beaucoup du par-coeur ou de la lecture. Mais il reste un problème: sur quel terrain l'attaquer ? C'est une jeune fille qui pourrait être ma fille. Elle est même plus jeune que ma fille...

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Quelques jours avant d'être choisi pour mener la liste en PACA, Christian Estrosi estimait déjà auprès de Valeurs actuelles :

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C'est la seule chance de victoire du FN. Et si elle y va et qu'on la laisse gagner, c'est une rampe de lancement nationale incroyable pour elle. Elle va devenir une star.

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BONUS TRACK

Les Républicains pour nouveau nom de parti ? N'importe quel choix était de toutes façons préférable à "UMP", aux yeux de Christian Estrosi :

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On aurait pu s'appeler l'ardoise ou la tuile, c'était toujours mieux que l'UMP. Au moins, ça prive Marine Le Pen de son "UMPS". Le P de "populaire" était devenu notre cercueil.

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