Christophe Borgel prévient les soutiens socialistes de Macron : "On ne peut pas jouer à la fois à l’OM et au PSG"

Publié à 13h43, le 17 décembre 2016 , Modifié à 13h43, le 17 décembre 2016

Christophe Borgel prévient les soutiens socialistes de Macron : "On ne peut pas jouer à la fois à l’OM et au PSG"
Christophe Borgel. © AFP

Ce samedi 17 décembre, le Parti socialiste a non seulement annoncé les candidats officiellement qualifiés à la primaire de la Belle alliance populaire, il a aussi tenu sa convention nationale d’investiture en vue des élections législatives de 2017. Ont ainsi été annoncé les candidats à la députation issus des primaires locales du parti de la rue de Solférino. Et parmi eux, plusieurs élus socialistes soutiens d’Emmanuel Macron, candidat en solo pour l’Elysée, et notamment le secrétaire général d'En Marche, également député PS, Richard Ferrand.

Et le PS de prévenir, par la voix de Christophe Borgel, que ceux qui ne soutiendront pas le candidat issu de la primaire de la BAP et soutenu par le PS, se verront retirer leurs investitures. Comme le rapporte un journaliste du Figaro, Christophe Borgel a ainsi expliqué :

Ceux qui en février soutiendront un candidat qui n’est pas socialiste ne seront pas eux-mêmes candidats socialistes.

Et d’ajouter, lors d’un point presse, dans une métaphore footballistique :

On ne peut pas jouer à la fois à l’OM et au PSG.

"Le jour où il y aura un candidat socialiste après la primaire, il faudra choisir", avait prévenu Jean-Christophe Cambadélis, le Premier secrétaire du PS.

Un son de cloche que l’on retrouve chez le chef de file des députés PS frondeurs. Ainsi Christian Paul a-t-il lui aussi demandé aux soutiens socialistes d'Emmanuel Macron de clarifier "leurs intentions", à l'heure des investitures pour les élections législatives. Et de demander :

Un socialiste peut-il être investi ce matin s'il soutient, pour l'élection présidentielle, un candidat qui s'est affranchi de la primaire ? Un socialiste, a fortiori un candidat socialiste aux législatives, peut-il se réclamer d'un mouvement qui réfléchit en ce moment même à présenter contre vous des centaines de candidats ?

La menace est limpide même si elle n’est pas explicitement tournée vers En Marche et Emmanuel Macron mais ce sont bien les soutiens de l’ancien ministre de l’Economie qui sont dans le viseur de Solférino. Car En marche espère bien présenter 577 candidats dans les 577 circonscriptions, affrontant de facto les candidats investis par le Parti socialiste. "S’ils commencent à nous exclure, comment maintenir l’appel à rentrer dans le rang ?" analyse un socialiste proche d’Emmanuel Macron dans les colonnes du Parisien de ce samedi. Et d’ajouter :

Il y a environ 10.000 membres d’En Marche qui sont encartés au PS. On pousse la purge jusqu’où ?

[BONUS TRACK] Une volonté de parité

Lors de son allocution ce samedi à la convention nationale du PS, Jean-Christophe Cambadélis a assuré que la parité serait strictement respectée pour les investitures des candidats socialistes aux législatives :

Nous avons dans les législatives imposé la parité stricte. J’en avais fait la promesse. Ce sera chose faite.

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