Claude Bartolone invoque les deux guerres mondiales comme argument contre Depardieu

Publié à 10h21, le 17 décembre 2012 , Modifié à 10h43, le 17 décembre 2012

Claude Bartolone invoque les deux guerres mondiales comme argument contre Depardieu
Bartolone et Depardieu (capture d'écran et photo MaxPPP)

Pour lui, ce n’est pas "minable", il n’utilise pas le même qualificatif que Jean-Marc Ayrault, mais "n’attend pas d’une star comme Gérard Depardieu un tel comportement".

Invitélundi 17 décembre de BFM TV, Claude Bartolone a recadré le "comportement" de l’acteur français, auteur d’une lettre ouverte au gouvernement dans laquelle il explique qu’il souhaite rendre son passeport :

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On se calme !

Quand on est une star grâce au cinéma français, on discute avant de s’énerver.

Ce n’est pas le passeport qui fait le fait d’être français.

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Et le président de l’Assemblée nationale de fustiger un comportement "qui n’est pas défendable" par une comparaison avec les efforts demandés aux Français… lors des deux guerres mondiales en 1914-1918 et en 1939-1945 :

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Ce n’est pas quand le pays est en difficulté qu’on dit : "je ne veux pas faire d’efforts".

Les générations précédentes, l’effort qu’on leur a demandé en 14/18 ou en 39/45, c’était de laisser leur peau.

Là, on leur demande de faire une contribution financière pour donner une chance à ce pays, à ses valeurs.

Quand on est Depardieu, on se calme et on réfléchit.

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Regardez son intervention :

Revenant également sur les arguments de l’acteur qui juge qu’il paye trop d’impôts, le patron des députés lui rappelle son soutien à Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle :

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Sur les impôts dont il parle, ce sont des impôts liés au précédent gouvernement et je l’ai vu aux meetings de Sarkozy.

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[BONUS TRACK] Bartolone invite Depardieu à l’Assemblée

Après avoir dit tout le mal qu’il pensait de la démarche de l’acteur, Claude Bartolone a tenté un geste qui pourrait s’apparenter à une tentative d’apaisement.

En conclusion de son argumentation historique sur les efforts consentis par les Français, le titulaire du Perchoir invite Depardieu à un dialogue serein… à l’Assemblée nationale :

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A la limite, je l’invite à discuter à l’Assemblée nationale plutôt que de communiquer.

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Il est le bienvenu à condition de faire attention à ce qu’il dit.

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L’invitation est lancée.

Du rab sur le Lab

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