Comment Gérard Collomb minimise les tentes de migrants lacérées à Paris

Publié à 08h53, le 18 décembre 2017 , Modifié à 08h53, le 18 décembre 2017

Comment Gérard Collomb minimise les tentes de migrants lacérées à Paris
Gérard Collomb © Bertrand GUAY / AFP

Dans la nuit du 10 au 11 décembre, à Paris, plusieurs centaines de migrants ont été évacués de leur campement sauvage, installé porte de La Chapelle. Selon plusieurs témoins, les toiles des tentes des migrants ont été lacérées, comme on le voit dans cette vidéo postée par le Huffington Post.

"Calais, alors que la ville grelotte, les couvertures des 700 exilés sont jetées au gré des opérations policières, les abris détruits. À Paris, les petites toiles de tente des plus chanceux des 800 migrants vivant dans les rues ont été lacérées cette semaine. Dans ces deux départements, la consigne donnée aux forces de l'ordre d'éviter la reconstitution de campements efface toute autre considération", écrit ainsi la journaliste du Monde Maryline Baumard, samedi 16 décembre.

Invité de RTL ce lundi 18 décembre, Gérard Collomb est interrogé sur ces agissements. Le ministre de l'Intérieur les minimise. Des tentes ont été lacérées ? Pas grave.

Il répond :

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Oui mais la plupart des migrants qui sont Porte de la Chapelle, qui étaient quelques milliers il y a quelques temps, sont replacés dans des centres d'hébergements et donc, croyez-moi, il vaut mieux être dans des centre en dur qu'aujourd'hui être sous des tentes.

 

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Quant à l'acte en lui-même, Gérard Collomb dit ne pas être "sûr" qu'il y en ait eu. Pour cela, il parle de la situation dans le Pas-de-Calais. "Figurez-vous que sur Calais, il y avait eu un certain nombre de plaintes d'associations et nous avons fait faire une enquête générale de l'administration. Et donc ce qui a été dit était loin de ce qui, à l'époque, avait été supputé. On disait par exemple qu'on avait dans la police des gaz poivre. On n'en a pas en France. Et donc le rapport était un rapport objectif qui montrait les difficultés des uns et des autres mais qui concluait que le respect de l'ordre se faisait dans la déontologie que l'on devait avoir", explique-t-il, sans parler expressément des tentes lacérées.

Quant au gaz poivre, l'ONG Human Rights Watch avait dénoncé, en juillet, l’utilisation de gaz poivre contre les migrants à Calais. 

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