Comment la majorité socialiste défend Jérôme Cahuzac face aux accusations de Mediapart

Publié à 11h12, le 05 décembre 2012 , Modifié à 11h12, le 05 décembre 2012

Comment la majorité socialiste défend Jérôme Cahuzac face aux accusations de Mediapart
Jérôme Cahuzac. (Reuters)

DEFENSE – Les responsables socialistes et proches de Jérôme Cahuzac se sont relayés, mardi et mercredi, pour défendre le ministre du Budget, accusé d’avoir eu "un compte bancaire non déclaré" en Suisse.

Le Lab vous propose un tour d’horizon des arguments avancés.

 

  1. Intégrité, fiabilité, vengeance

    > UN HOMME INTEGRE

    Non, Jérôme Cahuzac ne peut pas avoir fait ce pourquoi il est accusé, parole de socialiste. Le ministre du Budget est présenté par ses proches et ses amis politiques comme "un homme honnête et intègre", bien loin d’un fraudeur fiscal.

    Pour Claude Bartolone, interrogé, mercredi 5 décembre sur France Info, l’intelligence du ministre l’épargne de tout soupçon :

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    Je vois mal Jérôme Cahuzac, un responsable politique et un individu intelligent, avoir les postes de responsabilités qui sont les siens et avoir eu ce genre de comportement.

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    "L’entourage" du ministre, interrogé par le Parisien, ne dit pas autre chose et souligne sa "probité" :

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    Jérôme est un homme d’honneur et de probité, je ne le vois franchement pas se livrer à ce genre de choses.

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    Le portrait ainsi dressé d’un homme droit faisait dire au député socialiste Christophe Caresche, toujours dans les colonnes du Parisien :

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    Il m’a certifié que, tout ça, c’était des conneries.

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    > UNE INFO PEU FIABLE

    Autre argument avancé par et pour la défense de Jérôme Cahuzac, le manque de fiabilité de l’accusateur et source de Mediapart, Rémy Garnier.

    Ainsi, "un proche" du ministre avance dans le Parisien cette hypothèse :

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    Le type qui a donné cette info n’est pas fiable.

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    Un argument repris ce mercredi sur Europe 1 par l’avocat de l’accusé :

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    M. Garnier est connu dans la région parce qu’il accuse beaucoup de gens.

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    > LA FAUTE A LA PRESSE

    A la limite entre l’argument dévalorisant la parole de l’accusateur et le rejet de la faute sur la presse, coupable de relayer cette information fermement démentie par Jérôme Cahuzac, la secrétaire nationale du PS à l’économie, Karine Berger, pointe le rôle des médias dans cette affaire.

    Ainsi écrit-elle sur Twitter :

      

    Au cours du point presse hebdomadaire qui fait suite au conseil des ministres, Najat Vallaud-Belkacem, la porte-parole du gouvernement, a évidemment défendu le ministre du Budget contre les "allégations" du pure-player :

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    Jérôme Cahuzac  a rétabli les faits. Le gouvernement est à ses côtés dans cet épisode désagréable. Chacun affiche sa solidarité.

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    Et de rappeler qu’il a eu "l’occasion de s’exprimer pour faire tomber les allégations de Mediapart" et qu’une plainte en diffamation serait déposée :

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    Vous savez, que, par ailleurs, il a décidé d'une action en justice au civil comme au pénal contre ces allégations.

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    > "DES HISTOIRES DE VENGEANCES"

    Remplaçant ce mercredi sur LCI Harlem Désir au pied levé, la nouvelle porte-parole du PS et ancienne attachée de presse de François Hollande, Frédérique Espagnac a avancé la thèse de la "vengeance", sans donner plus de précision :

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    Il faut toujours faire attention avec ce genre d’accusations. Dans la période actuelle, dans la société actuelle, il est tellement facile d’accuser les uns et les autres pour des histoires de vengeances personnelles. La période est propice à ce genre de choses.

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