Comment mener une campagne en période de crise ?

Publié à 15h23, le 10 mars 2012 , Modifié à 18h37, le 10 mars 2012

Comment mener une campagne en période de crise ?
Le 12 avril 2011 à Montpellier (Maxppp)

Buffets à l'eau minérale, déplacements sans attachés de presse, revue à la baisse du grammage de papier pour les affiches...

Une campagne, ça coûte cher et tous les moyens sont bons pour serrer les cordons de la bourse. Le PS a même engagé deux "cost-killers", révèle Libération.

  1. "Sous une pression fric 24/24"

    Sur liberation.fr

    On est sous une pression fric 24/24

    C'est ce qu'affirme un membre de l'équipe socialiste, rapporte Libération. D'où l'embauche de deux "cost-killers", présentée par le quotidien comme l'innovation de la campagne de 2012 au PS.

    Le duo, issu du monde de l'entreprise, "a négocié avec la banque de pouvoir accepter les 'micro-dons' qui commencent parfois à deux euros". Il "vise un total de 1,5 million d'euros et a déjà engrangé un tiers de cette somme", précise Libération.

    "Une fois les tracts imprimés et les meetings organisés (...) on revoit à la baisse  le grammage du papier des affiches, on utilise des diodes dans les meetings -plus écolo et moins cher- ou on envoie peu d'attachés de presse lors des visites de terrain", explique le journal.

    Même "la dimension des meetings est aussi en train de changer, pour faire des plus petites salles". Seul poste qui ne souffre "d'aucune réduction de coût : la sécurité". Pourtant, "ça coûte une fortune en sandwichs", de nourrir les bénévoles chargés du service d'ordre.

  2. Budget serré pour tous les partis

    Sur liberation.fr

    Libération explique que François Hollande se charge lui-même de "serrer les boulons financiers", mais il est loin d'être le seul. Les autres candidats connaissent des difficultés similaires :

    • Jean-Luc Mélenchon : A la fin de chaque meeting, l'équipe du candidat du Front de gauche "récupère les pochettes plastifiées d'accréditations. Raisons écologiques...et économiques", car son "budget de camapgne reste serré : un peu plus de trois millions d'euros".
    • François Bayrou : Le candidat du MoDem dispose lui de 8 millions d'euros. Mais "pas question d'affréter des cars pour faire venir les militants de la France entière afin de bourrer la grande salle parisienne". 
    • Eva Joly : "Dans le train, Eva Joly voyage en première avec une personne. Les autres sont en seconde. Et on en limite au maximum le nombre", est-il expliqué à Libération. Pour ce qui est des tracts, "c'est du noir et blanc, sur papier recyclé de 80 grammes". Quant aux meetings, "on ne fait pas de grandes salles et on n'affrète pas de cars. Culturellement, les écolos ne font pas ça".
    • Marine Le Pen : "En attendant d'avoir ses signatures, le Front national, contraint et forcé, fait des économies", indique le quotidien.

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