EELV: premier vote, première rébellion

Publié à 15h41, le 26 juin 2012 , Modifié à 16h07, le 26 juin 2012

EELV: premier vote, première rébellion
Cécile Duflot entourée de Barbara Pompili et François de Rugy, les co-présidents du groupe EELV à l'Assemblée

RESISTANCE - Avec son groupe de 17 députés à l'Assemblée, Europe Ecologie-Les Verts rentre dans sa première rébellion contre le Parti socialiste.

Après deux heures de discussions, le parti majoritaire a refusé d'accorder la présidence de la commission du Développement durable au député écolo Denis Baupin.

En réaction, EELV n'a pas voté pour Claude Bartolone, candidat du groupe socialiste au perchoir. Ils ont préféré voter blanc.

  1. "Si le PS veut la jouer tout seul, la majorité ne tient qu'à un fil"

    Sur LCP

    Le PS aurait tort de penser qu’il peut gérer pendant tout un mandat une majorité à l’Assemblée nationale tout seul.

    S’il veut la jouer tout seul, la majorité ne tient qu’à un fil.

    Europe Ecologie-Les Verts veut marquer son énervement. Pour cela, le groupe de 17 députés n'a pas voté pour Claude Bartolone à la présidence de l'Assemblée nationale ce 26 juin dans l'après-midi, et regrette "l'hégémonie" du parti socialiste. Ils ont glissé dans l'urne un bulletin blanc. François de Rugy et Barbara Pompili, co-présidents du groupe EELV à l'Assemblée, expliquent sur LCP:

    Nous ne sommes pas satisfaits de ce qui est en train de se passer. C'est très important de dire que les écologistes doivent avoir une place dans la politique menée. (...)

    On assiste à un enchainement d'un certain nombre de signaux de fermeture à l'égard de l'écologie, et donc des écologistes .

    Le vote blanc est très symbolique mais ne menace pas l'élection du député de Seine-Saint-Denis au perchoir. Particulièrement depuis que les députés Front de gauche ont annoncé qu'ils voteraient pour Claude Bartolone.

    Pourquoi cette rébellion ? Le matin même, après deux heures de discussions, le groupe PS a refusé d'attribuer la commission du Développement durable au député écologiste Denis Baupin. D'après la journaliste du Monde, Hélène Bekmezian, la candidature Baupin semblait pourtant acquise la semaine passée. Pour Barbara Pompili, cette commission était pourtant "le prolongement naturel d'une logique politique" d'ouverture à l'écologie:

    On aurait dû se mettre d'accord facilement avec le PS.

    EELV a tenté de faire pression jusqu'à la dernière minute sur les socialistes, comme le montre ce témoignage recueilli par le journaliste de Libération Lilian Alemagna:

    Un député #EELV"la avec le #ps on est dans le pic de chaleur. On va attendre jusqu'au bout. Voir ce qu'ils nous proposent."

    — Lilian Alemagna (@lilianalemagna) Juin 26, 2012

    Malgré les menaces des députés écolo, c'est le socialiste Jean-Paul Chanteguet qui a été choisi comme candidat pour la présidence de cette commission. EELV n'écope que de la commission des Affaires européennes, un organe en marge des huits commissions permanentes à l'Assemblée.

    Les relations entre les socialistes et les écologistes ont mal démarré après les déclarations d'Alain Vidalies, ministre délégué en charge des relations avec le Parlement. Le 21 juin, ce dernier avait estimé que le groupe EELV avait "la liberté de parole mais pas la liberté de vote". Une discipline parlementaire qui n'est pas du goût des députés EELV.

Du rab sur le Lab

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