Manuel Valls rend responsable la droite du "retour du terrorisme" en France

Publié à 15h00, le 13 novembre 2012 , Modifié à 16h51, le 13 novembre 2012

Manuel Valls rend responsable la droite du "retour du terrorisme" en France
(France Télévisions)

#QAG - Alors que tous les yeux sont rivés sur la conférence de presse de François Hollande, les députés ont posé ce mardi 13 novembre à l'Assemblée nationale une série de questions d’actualité au gouvernement de Jean-Marc Ayrault.
La séance est marquée par un incident de séance. Suite à des propos de Manuel Valls sur la sécurité, l'opposition s'est soulevée de colère et a obligé Claude Bartolone à lever la séance. 

Au Palais-Bourbon, répondant à une question du député UMP Eric Ciotti, Manuel Valls accuse la droite d'être responsable du "retour du terrorisme".

Revoir en vidéo (France Télévisions) : 

Les mots du ministre de l'Intérieur !  

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Monsieur le député Ciotti,
c'est vous qui avez échoué et les Français paient aujourd'hui dix ans d'une politique de sécurité faites de lois qui n'ont servis à rien, qui n'ont pas été appliquées.

L'esbroufe, c'est vous ! 

L'échec, c'est vous ! 

La hausse de la délinquance, c'est vous ! 

Les suppressions de postes de policiers et de gendarmes, c'est vous ! 

Le retour du terrorisme dans ce pays, c'est vous ! La division des Français, c'est vous ! 

Monsieur Ciotti, vous n'avez pas protégé les Français, vous n'avez pas été capable de les protéger. Ni sur la délinquance au quotidien, ni sur l'essentiel. Ne nous donnez aucune leçon, ce gouvernement fait la démonstration de sa capacité à faire travailler magistrats et policiers. Nous voulons rassembler et unir. 

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Dans la foulée, Pierre Lellouche a demandé la démission du ministre et Nathalie Koscusko-Morizet exige des excuses et des explications. "C'est une faute très grave", tranche l'ancienne ministre. 

"Sans doute que les mots de Manuel Valls ont dépassé sa pensée", réagit sur Twitter Philippe Bies, député PS. La droite, elle, juge "indignes" les mots du ministre : 

#QAG Manuel #Valls perd ses nerfs et se livre à des attaques indignes et peu républicaines!!

— Eric CIOTTI (@ECiotti) Novembre 13, 2012

#valls : le ministre de l'intérieur a gravement dérapé en traitant l'opposition de terroristes. Un scandale !!!!

— Anne Grommerch (@AnneGrommerch) Novembre 13, 2012

A 16h20, une séance reprend au Palais-Bourbon, et Christian Jacob demande un rappel au règlement. Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale a alors déclaré que "le maintien de Manuel Valls dans l'équipe gouvernementale était une question qui se pose au président de la République et au Premier ministre" après ses propos sur le terrorisme.

Interrogé sur BFMTV, Claude Bartolone, le président de l’Assemblée nationale renvoie dos-à-dos gouvernement et parlementaires de l’opposition :

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Je laisse le ministre de l'Intérieur préciser ses propos, je viens de le voir il était en train de réfléchir à un communiqué de presse.

Je réagirai une fois que je connaitrai la position qu'il aura développée.

C'est malheureusement une responsabilité qui est partagée, avec des responsabilités plus importantes d'un côté ou de l'autre. »

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Claude Bartolone lance également un rappel à l’ordre à tous les orateurs, parlementaires et ministres :

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Que chacun maîtrise ses propos, ses réactions,  ses interpellations et ses réponses pour que nous soyons dignes de la confiance que nous font les Français.

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Revoir le récit de la séance : 

 

15h01> "Vous avez choisi de mentir aux Français". Catherine Vautrin, UMP, débute la séance de questions au gouvernement sur la hausse de la TVA par le gouvernement, qu'elle accuse de mentir. 

Pierre Moscovici défend la position du gouvernement, expliquant qu'il a présenté à Bruxelles le pacte de compétitivité de Jean-Marc Ayrault, et qu'il a été accueilli avec enthousiasme. 

15h06> Les désaccords sur le traité européen semblent oubliés. Bruno Le Roux, président du groupe PS et Razzy Hammadi, député qui a voté contre la ratification du traité européen : 

15h11> Une question d'Annick Girardin donne l'occasion à Frédéric Cuvillier de prêcher pour sa paroisse : le transport maritime. "L'avenir de la terre passe par la mer", lance le ministre délégué aux transports et à l'économie maritime, qui défend la "croissance bleue". 

15h17> Le député UMP Rudy Salles interpelle le Premier ministre sur les chiffres de la délinquance. "Quand la température monte, on casse le thermomètre", déclare-t-il attaquant le ministre de l'Intérieur qui a proposé la mise en place d'un nouvel outil statistique. "Ces chiffres sont le résultat d'une politique hésitante entre répression et déresponsabilisation" , analyse le député. 

"La politique du chiffre pour le chiffre, c'est fini", a répondu Manuel Valls. "Je veux des résultats contre la délinquance et contre le crime" poursuit-il. Le ministre de l'Intérieur rappelle qu'il souhaite augmenter les effectifs de la police et la mise en place des nouvelles zones de sécurité prioritaires (ZSP). 

15h22> Eric Ciotti continue les attaques au gouvernement sur le sujet de la délinquance. Ce spécialiste de la sécurité de l'UMP vise particulièrement la garde des Sceaux, Christiane Taubira qu'il accuse de mener une "politique pénale dangereuse pour nos concitoyens".

Ce à quoi Manuel Valls a répondu : 

"

L'esbroufe, c'est vous!

Le retour du terrorisme dans ce pays, c'est vous !

"

A l'occasion, le ministre a déclenché la bronca des députés UMP. Face à la colère de l'opposition, Claude Bartolone a dû lever la séance. 

15h27> "Valls démission" crie des députés UMP depuis le bas de la tribune, notamment Pierre Lellouche. Valérie Pécresse, elle, préfère ces gestes : 

15h30> Après cinq minutes de séance interrompue, Jean-Marc Ayrault et Manuel Valls quittent l'hémicycle. Au bas de la tribune, la discussion se poursuit. 

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Plus d'informations à venir. 

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