Farouchement opposé à la déchéance de nationalité, Jean-Luc Mélenchon demande à François Hollande de consulter les Français par référendum

Publié à 08h51, le 14 janvier 2016 , Modifié à 08h51, le 14 janvier 2016

Farouchement opposé à la déchéance de nationalité, Jean-Luc Mélenchon demande à François Hollande de consulter les Français par référendum
Jean-Luc Mélenchon. © AFP

Comment l’exécutif et la majorité gouvernementale peuvent-ils se sortir de l’épineux et polémique débat sur la déchéance de nationalité ? Si le PS cherche un compromis et une porte de sortie convenable à même d'éviter un psychodrame à gauche, certains évoquent la possibilité de faire trancher la question par référendum. C’est notamment le cas de Jean-Luc Mélenchon.

Invité de RTL ce jeudi 14 janvier, l’eurodéputé du Front de gauche, très remonté contre cette mesure portée par la droite et l’extrême droite, estime que si François Hollande veut vraiment aller au bout, il doit en passer par une consultation des Français par référendum. Il dit :

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François, cette fois-ci, ça suffit. Pas ça ! Tout le reste, on peut le discuter mais ne change pas l’identité de la République française. Si tu veux vraiment faire ça, alors fais un référendum pour demander aux Français s’ils sont d’accord.

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Pour l’ancien candidat à l’élection présidentielle, "la déchéance est une honte car ce n’est pas l’affaire des terroristes" et que cela "créerait de fait deux catégories de Français", ceux "de souche" dont il ne sait "pas ce que ça veut dire" et ceux "de papier". "Qu’ils les mettent à bouillir si ça leur parait convenable", raille-t-il ajoutant que "rien n’arrêtera jamais un terroriste", pas même un article du code pénal.

"Quand on légifère, c’est pour la France, pour son histoire longue", poursuit Jean-Luc Mélenchon pour appuyer sa demande d’un référendum dont l’issue n’est pas assurée selon lui malgré des sondages qui montrent qu'une majorité de Français semble favorable à cette déchéance.

Avant lui, l’idée d’en passer par la voie référendaire avait déjà été évoquée. Notamment au Parti socialiste. Ainsi, dès le 23 décembre et l’annonce du maintien de la mesure dans la révision constitutionnelle, un député socialiste avait proposé cette option du référendum.

Un temps envisagé par l’Elysée, cette hypothèse avait rapidement été évacuée par François Hollande et Manuel Valls. Le premier considérait le référendum comme "dangereux" tandis que le second craignait un côté explosif. "De la nitroglycérine", appréhendait le Premier ministre.

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