Hollande : retourner l’impopularité

Publié à 09h43, le 12 novembre 2013 , Modifié à 06h24, le 24 février 2014

Hollande : retourner l’impopularité
(Reuters)
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Olivier Duhamel

Notre éditorialiste Olivier Duhamel se demande si Hollande ne pourrait profiter de son impopularité record.

Jamais président de la République ne fut aussi impopulaire. Cela est dit et répété depuis des semaines, chaque institut y allant de sa chute. Cette fois c’est le tour du baromètre IPSOS-Le Point : 21% d’opinions favorables, 75% défavorables, tous records battus. 

Aucune mesure ne pourrait retourner d’un coup un tel rejet. Et, par ailleurs, un changement de gouvernement s’avère très difficile avant les municipales, les fortes personnalités politiques du genre Martine Aubry, Gérard Collomb, François Rebsamen… étant pris par la campagne dans leur ville. 

Dans l’immédiat, une seule piste, ne pas bouger. Ou, plus précisément, assumer l’impopularité.

Antonin André a évoqué cette ligne ce matin sur Europe 1 : 

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Du côté de l’Élysée, on tente même de transformer cette confrontation directe avec l’impopularité en argument politique : François Hollande est un président qui va au contact et qui n’est pas protégé par une foule tenue à distance ni par des déploiements massifs de cars de CRS.

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Nombre de Français commencent à penser que trop c’est trop. Près de 6 sur 10 d’entre eux estiment que les bonnets rouges devraient arrêter leur mouvement. Les sifflets et huées lors de la cérémonie du 11 novembre ont choqué. L’immense majorité des Français sont mécontents de leur Président - certains d’entre eux commencent à le plaindre. À défaut de séduire, il lui faut donc tenir. 

François Hollande ne sera jamais un chêne comme De Gaulle. 

Lui reste à être le roseau, qui plie mais ne rompt pas. 

Du rab sur le Lab

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