Jacques Chirac, Valérie Trierweiler et Yamina Benguigui co-signent une tribune dans Le Monde

Publié à 18h57, le 25 décembre 2012 , Modifié à 16h21, le 26 décembre 2012

Jacques Chirac, Valérie Trierweiler et Yamina Benguigui co-signent une tribune dans Le Monde

"Au Kivu, on viole et massacre dans le silence". C'est le titre d'une tribune publiée dans Le Monde et co-signée par de nombreuses personnalités.
Parmi elles, la compagne de François Hollande, Valérie Trierweiler, mais aussi Jacques Chirac, Robert Badinter, Yamina Benguigui, ministre déléguée à la Francophonie, Abdou Diouf, ancien président du Sénégal ou encore Muhammad Ali, le boxeur légendaire.
Le texte dénonce les les viols et les massacres qui se déroulent à l'est de la République démocratique du Congo, au Kivu :

De temps en temps, des voix s'élèvent. De temps en temps, le calme revient. Et puis recommence le silence. Et reprennent les viols et les massacres. Pour tenter de limiter ces atrocités, l'ONU a envoyé sur place, en 1999, une force de paix qui compte aujourd'hui dix-sept mille soldats. Rappelons que ces dix-sept mille casques bleus y sont au nom de la communauté internationale, c'est-à-dire en notre nom.

La tribune pointe particulièrement les responsabilités du Mouvement du 23 mars (M23) : 

L'horreur, ces derniers jours, a franchi un nouveau degré. Des escadrons, dont le groupe baptisé M23, font des incursions à Goma et sèment la terreur dans sa périphérie. Ils portent de beaux uniformes et brandissent des armes neuves.

D'où viennent-ils ? Ils ravagent et ils tuent. Et ils violent. Ils violent par centaines de milliers les femmes et les enfants pour terroriser la population. Ils violent pour détruire. Ils violent pour arracher à jamais les identités. Et les enfants qu'ils n'ont pas massacrés, ils les enrôlent de force. Et, pendant ce temps-là, les dix-sept mille soldats de la Mission de l'ONU pour la stabilisation en RDC (Monusco) attendent une résolution du Conseil de sécurité qui leur permettrait d'agir. Connaissez-vous le Kivu ? Un drame s'y joue.

Derrière le M23, les rebelles opposés au président Joseph Kabila. Selon le pouvoir en place, ils sont "bien équipés et bénéficient du soutien du Rwanda et de l’Ouganda", d'après France 24.

Pour en savoir plus :

L'ONU travaille à une redéfinition de son rôle en RDC

Le who's who de la crise au nord-Kivu, par France 24.

Comment les rebelles du M23 ont soigné leur image à Goma.  

Du rab sur le Lab

PlusPlus