La langue de bois expliquée par Laurent Wauquiez

Publié à 11h23, le 30 mars 2015 , Modifié à 11h23, le 30 mars 2015

La langue de bois expliquée par Laurent Wauquiez

La langue de bois expliquée par Laurent Wauquiez. Il existe souvent chez les politiques un fossé entre ce qu'ils pensent et ce qu'ils peuvent se permettre de dire face caméra. C'est ce qu'a concédé bien volontiers le numéro 3 de l'UMP ce 30 mars sur BFMTV alors qu'il était interrogé sur le rapport de force au sein de son parti.

Après le succès de la droite aux départementales, Nicolas Sarkozy pourrait en effet se sentir pousser des (plus grandes) ailes en vue de la primaire de 2016, qui devrait l'opposer à François Fillon ou Alain Juppé. Interrogé sur ce point, Laurent Wauquiez commence par esquiver avec un "ce n'est pas le sujet". Mais ce début de langue de bois est interrompu par son intervieweur. Ce qui va donner cet échange:

 

- Jean-Jacques Bourdin : Est-ce que Nicolas Sarkozy a pris un avantage sérieux sur Juppé et Fillon pour la primaire ?



- Laurent Wauquiez : C’est pas le sujet ...



- Jean-Jacques Bourdin : Vous le pensez, pourquoi ne pas le dire ?!



- Laurent Wauquiez : Parce que Jean-Jacques Bourdin, à la minute où je dis ça, je re-divise ma famille politique.



- Jean-Jacques Bourdin : Quand on pense quelque chose, on n’a pas envie de le dire ?



- Laurent Wauquiez : Il vous arrive parfois d’avoir des pensées qui vous assaillent et vous résistez à la tentation du cerveau !



- Jean-Jacques Bourdin : Vous résistez là, je sens que vous résistez !



- Laurent Wauquiez : Mais nan ! Ce que j’essaye de dire c’est que incontestablement depuis quatre mois la droite et le centre se sont redressés, notre famille politique va mieux, et il y a un travail qui a été fait par Nicolas Sarkozy, ça a payé, tant mieux.

Voir la vidéo isolée par le Lab :




Un peu plus loin dans l'interview, Laurent Wauquiez invoquera également la "discipline d'équipe" qui lui impose de ne pas donner son avis sur tous les sujets car "tout le monde ne parle pas à tire-larigot". En l'occurrence, cette fois-ci, le numéro 3 de l'UMP refuse de se prononcer sur la ligne de son parti pour le "3e tour" des départementales, celui qui désigne les présidents de conseils départementaux parmi les conseillers élus. La question des alliances avec d'autres bords politiques pourra se poser "dans certains cas". Et l'UMP doit adopter une ligne de conduite ce 30 mars dans l'après-midi en bureau politique.

 

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