La possibilité d'une rue Steve Jobs à Paris irrite communistes et écolos

Publié à 12h35, le 02 décembre 2016 , Modifié à 12h35, le 02 décembre 2016

La possibilité d'une rue Steve Jobs à Paris irrite communistes et écolos
Steve Jobs © David Paul Morris / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

THIS IS A REVOLUTION – Les Apple maniacs vont être ravis. Attristés par la disparation de la prise jack sur leur dernier iPhone, ils n'ont probablement pas vu la nouvelle : une rue de Paris pourrait bientôt être baptisée du nom de Steve Jobs, le cofondateur de la marque à la pomme.

Selon Le Parisien, jeudi 1er décembre, le maire PS du 13e arrondissement de Paris Jérôme Coumet a proposé le nom de Steve Jobs pour des nouvelles voies qui entourent la Halle Freyssinet. Cela n'est pas un hasard : la Halle Freyssinet doit être le lieu d'un incubateur géant pour un millier de start-up.

Ce choix irrite cependant beaucoup les élus communistes et écolos. Sur leur site internet, les élus PCF de Paris dénoncent cette décision, précisant que le vœu du maire n’est passé "qu’avec le soutien des élus de la droite". Ils ajoutent :

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Le choix de Steve Jobs tombe au plus mal au vu de la réalité de l’héritage qu’il laisse. Son héritage, ce sont tout d’abord les conditions de travail dans les usines sous-traitantes. Les sous-traitants d’Apple en Chine sont connus pour abuser de salaires insuffisants et d’heures supplémentaires forcées. Mais l’héritage de Steve Jobs est aussi dans les pratiques d’optimisation fiscale illégale massives, comme l’a révélé il y a à peine trois mois la très libérale commission européenne.

 

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Le groupe PCF-FG de Paris propose, à la place de Steve Jobs, le nom d'Ada Lovelace. Si le nom de la fille du poète britannique Lord Byron est un peu moins célèbre que celui du cofondateur d'Apple, son empreinte sur l'innovation numérique n'en est pas moins grande. Elle fut en effet, au beau milieu du XIXe siècle, à l'origine du premier programme informatique, un algorithme destiné à être utilisé sur l'ancêtre de l'ordinateur, la machine analytique de Charles Babbage.

Autre argument avancé par les communistes : Ada Lovelace était une femme, ce qui permettrait aux quatre rues entourant la Halle Freyssinet d'être baptisées de manière paritaire, les trois autres noms retenus étant ceux de Alan Turing, Eugène Freyssinet et Grace Murray Hopper. 

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