L'ex-présidente UDI du Vaucluse offre ses services au Rassemblement Bleu Marine

Publié à 17h57, le 29 mars 2015 , Modifié à 18h20, le 29 mars 2015

L'ex-présidente UDI du Vaucluse offre ses services au Rassemblement Bleu Marine
Capture d'écran Twitter du profil Corinne Paiocchi

CONVICTION - Corinne Païocchi est l'ancienne présidente de l'UDI dans le Vaucluse. Ancienne ? Oui, car le 26 mars, elle a été démise de ses fonctions par le parti. En raison de "multiples dysfonctionnements dans la fédération", la Commission nationale d’arbitrage et de transparence (CNAT) décide de se séparer de la présidente, comme le révèle le Dauphiné Libéré le vendredi 27 mars.

Dysfonctionnement ? En réalité, c'est le choix du vote de Corinne Païocchi qui pose problème au parti puisque cette dernière affirme : "Entre le Front de gauche et le FN, moi je vote FN"

Contactée par Mediapart le 29 mars, au soir du second tour des départementales, l'ancienne membre de l'UDI confirme sa position et dévoile les raisons de ce ralliement. 

Premier élément de réponse : le choix de la direction de l'UDI de refuser le ni-ni et d'appeler à l'utilisation d'un "bulletin républicain" en cas de présence du Front national au second tour. L'ancienne de l'UDI n'est plus d'accord avec cette position et dévoile son choix de vote en faveur du FN. Elle explique :

La volonté de notre direction nationale de faire un barrage au FN pour le deuxième tour des départementales, quitte à voter pour des socialistes et des communistes, est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Je ne suis plus du tout d’accord avec cette ligne. Moi, j’appelle à voter pour le FN.

Mais ce revirement ne s'explique pas seulement par un problème de ligne politique. En réalité, c'est surtout par la puissance du parti d'extrême droite dans le département que l'ancienne de l'UDI justifie son choix. Elle s'explique :

Rien en Vaucluse ne peut se faire sans le RBM.[...] Ils ont raison sur l’immigration, sur la sécurité, sur l’emploi, toutes les personnes que l’on rencontre ici pensent comme le Front national, le seul avenir en politique ne peut se faire qu’au FN.

Des convictions bien ancrées donc. Reste à savoir si le parti frontiste accueillera celle qui se définit comme "disponible".  

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