Loi sur l’avortement : un sénateur espagnol s’en prend à Marisol Touraine

Publié à 09h02, le 27 janvier 2014 , Modifié à 15h42, le 27 janvier 2014

Loi sur l’avortement : un sénateur espagnol s’en prend à Marisol Touraine
Maxppp.

IVG - Pour la ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, la loi espagnole restreignant l’IVG renverrait "les femmes à l’âge de pierre". Un commentaire qu’a peu goûté le sénateur espagnol du Parti populaire (droite), Luis Peral, fervent partisan de cette nouvelle loi limitant le recours à l’avortement.

Aussi a-t-il vivement réagi aux propos de la ministre, selon un confidentiel du Figaro de ce lundi 27 janvier. Et le parlementaire espagnol d’attaquer Marisol Touraine :

Madame la Ministre devrait plutôt faire en sorte qu'il n'y ait plus en France des femmes mendiant dans la rue le soir avec des enfants très petits, une chose qu'on n'a pas vue en Espagne depuis 30 ans.

Ce sénateur espagnol semble par ailleurs être "un ami" de Christine Boutin, qui félicite la prise de position de l'élu ibérique :
 

Peu après ce tweet, un échange s'est instauré entre Marisol Touraine et Christine Boutin, mêlant loi sur l'IVG et mesures pour les femmes à la rue.

Sur le premier thème, la ministre de la Santé a considéré que l'ancienne présidente du Parti chrétien démocrate avait une "vision Pierrafeu de la famille" :

La très anti-IVG Christine Boutin a alors établi un lien entre esclavage et avortement pour condamner la position de Marisol Touraine sur le sujet. Car à ses yeux, l'embryon est un être humain que l'on tue en avortement :

Le 20 décembre 2013, au moment où l'Espagne revenait sur le droit à l'avortement, une autre ministre française avait fait part de son indignation. Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement et ministre du droit des femmes, s'était émue de cette loi, jugeant que restreindre le droit à l'avortement revenait à "entraver l'autonomie des femmes".

Sur le second thème, la ministre a mis en avant ses 1.650 solutions d'hébergement d'urgence supplémentaires dédiés aux femmes victimes de violence d'ici à 2017, dans le cadre de la loi égalité femme-homme :

Ce à quoi Christine Boutin a répondu :

 

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