Malek Boutih: "Il faut remplacer Jean-Marc Ayrault d’urgence"

Publié à 23h03, le 11 novembre 2013 , Modifié à 07h55, le 12 novembre 2013

Malek Boutih: "Il faut remplacer Jean-Marc Ayrault d’urgence"
Jean-Marc Ayrault s'adresse aux internautes, le vendredi 1er mars. Captures d'écran, montage Le Lab

Question claire, réponse claire : le député socialiste Malek Boutih veut que Jean-Marc Ayrault quitte Matignon, et fissa. Il le dit dans un entretien publié par Le Parisien, ce lundi 11 novembre en fin de soirée, sur son site internet.

Quand le journal lui demande :

Vous souhaitez (...) le départ de Jean-Marc Ayrault de Matignon ?

Malek Boutih répond :

Oui.

Il faut remplacer le Premier ministre d’urgence.

Ce signal serait le préalable indispensable à toute discussion avec le pays. (...)

Malek Boutih évoque de possibles successeurs à Jean-Marc Ayrault :

Manuel Valls (...),

Martine Aubry (...),

Claude Bartolone (...),

Et (...) d’autres encore

Un peu plus tôt dans l'interview, Malek Boutih réclamait de François Hollande l'envoi d'un "signal d'urgence aux Français".

Malek Boutih adresse également dans cet entretien de cinglants reproches à François Hollande :

Il est fragilisé par sa pratique institutionnelle : à partir du moment où c’est lui qui contrôle tout, sa personne et sa légitimité finiront par être mises en cause si la crise perdure, s’il n’agit pas.

Il doit remanier, accepter de s’entourer de personnalités plus fortes avec qui partager le pouvoir et qui pourront le protéger.

S’il reste dans un pouvoir personnel, dans la cage dorée de l’Elysée, isolé du pays, il aura un grave problème.

"L'irresponsabilité à son comble", juge ce mardi 12 novembre la ministre Michèle Delaunay à propos de cette sortie critique de Malek Boutih contre le chef du gouvernement.

Aoprès Michèle Delaunay, c'est un autre ministre qui a pris la défense de Jean-Marc Ayrault, sur Twitter. Ainsi Frédéric Cuvillier a-t-il retourné la question de Malek Boutih :

Député de l'Essonne, Malek Boutih est réputé proche d'Arnaud Montebourg, qu'il a soutenu à plusieurs reprises publiquement dans des dossiers qui opposaient le ministre du Redressement productif à d'autres membres du gouvernement.

[Edit 7h : ajout de la réaction de Michèle Delaunay]

[Edit 7h55 : ajout de la réaction de Frédéric Cuvillier]

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