Marion Maréchal Le Pen : "ce n'est pas à l'Etat de réparer les inattentions des femmes"

Publié à 12h41, le 11 octobre 2012 , Modifié à 16h04, le 11 octobre 2012

Marion Maréchal Le Pen  : "ce n'est pas à l'Etat de réparer les inattentions des femmes"
Marion Maréchal Le Pen, à l'Assemblée, le 24 juillet. (MaxPPP)

Marion Maréchal Le Pen ne veut plus que l'Etat rembourse les interruptions volontaires de grossesse (IVG) a-t-elle indiqué, mercredi 10 octobre, sur les ondes du Mouv.

La nièce de Marine Le Pen est allée beaucoup plus loin que la position du Front National qui avait fait polémique pendant la campagne présidentielle en réclamant le déremboursement des IVG dites "de confort".

Voici l'argumentation de la députée frontiste du Vaucluse au cours de son entretien au Mouv :

"

Il faut dérembourser [les interruptions volontaires de grossesse]. On a quand même des moyens de contraception abordables.

Je pense que c'est un acte grave et qu'aujourd'hui on est confronté à un certain nombre d'excés.

"

"Donc vous pensez comme Louis Aliot qu'il existe des avortements de confort"? la relance Le Mouv.

"

Je pense oui. Oui, en effet. Mais je pense que c'est extrêmement minoritaire. Il ne faut pas non plus en faire état.

Mais je pense que ce n'est pas à l'État de rembourser  parfois une inattention de certaines femmes alors qu'aujourd'hui on a quand même les moyens de faire attention.

[...]

Ce n'est pas à l'Etat de réparer les inattentions des femmes. 

Je pense qu'aujourd'hui c'est facile. 

"

Un passage à écouter à partir de 8 minutes du lecteur audio ci-dessous :

"Vous allez plus loin que Louis Aliot pendant la campagne et son IVG de confort" lui signale Le Mouv.

Réponse de la jeune élue frontiste : "Oui mais la limite est difficile."

La petite fille de Jean-Marie Le Pen prend alors soin de temporiser en précisant qu'elle ne souhaite "absolument pas l'interdire" et en indiquant que ces "excès""restent minoritaires". "Quelque chose de difficile à passer pour les femmes", une "blessure qui reste profondément ancrée".

Elle propose  donc "d'aménager" la loi en évoquant la possiblité du remboursement "d'un ou deux" avortements. Puis un déremboursement.

[Mise à jour 16H]  La députée UMP d'Eure-et-Loire, Laure de La Radière a tweeté en apprenant ces propos :

OK les propos de M. Maréchal-Le Pen dérapent...mais cela ne justifie pas de rembourser à 100% l'IVG. Action sur la prévention plutôt!

— Laure de La Raudière (@lauredlr) Octobre 11, 2012

Et pour votre information, l'IVG est déjà remboursée à 100% pour les mineurs et les bénéficiaires de la CMU.

— Laure de La Raudière (@lauredlr) Octobre 11, 2012

Et pour votre information, l'IVG est déjà remboursée à 100% pour les mineures et les bénéficiaires de la CMU (mineures et non mineurs...)

— Laure de La Raudière (@lauredlr) Octobre 11, 2012

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