Marion Maréchal-Le Pen veut organiser un voyage des parlementaires FN en Syrie

Publié à 17h08, le 10 février 2016 , Modifié à 19h17, le 10 février 2016

Marion Maréchal-Le Pen veut organiser un voyage des parlementaires FN en Syrie
Marion Maréchal-Le Pen © AFP

ÉQUIPÉE SAUVAGE - Dans la classe politique française, peu de formations politiques ont autant de bienveillance envers Bachar Al-Assad que le Front national. Pourtant, quand des parlementaires se sont *distingués* en allant, bravant les consignes de la diplomatie française, en Syrie à la rencontre d’un régime plus que décrié, nul parlementaire frontiste n’était dans la petite équipée sauvage.

Cela va bientôt être réparé. Ainsi, à l’initiative de Marion Maréchal-Le Pen, comme le révèle Le Monde ce mercredi 10 février, les quatre parlementaires FN ou apparentés (la nièce de Marine Le Pen donc, mais aussi Gilbert Collard, David Rachline et Stéphane Ravier) doivent ainsi se rendre en Syrie en 2016. Et la députée d’extrême droite du Vaucluse d’expliquer, à propos de cette virée au Proche-Orient qui pourrait avoir lieu en avril :

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Ce sera un état des lieux politiques, les choses sont très mouvantes là-bas, l'Etat islamique recule.

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"C’est un voyage à l’étude, rien n’est confirmé", modère néanmoins le sénateur-maire de Fréjus David Rachline.

Toujours est-il qu’ils sont prêts à rencontrer, en plus de la communauté française présente sur place, le dictateur syrien en personne. "A titre personnel, pas de problème", assume Rachline car Bachar Al-Assad est "le seul à pouvoir lutter sur place contre le terrorisme".

Ce n’est pas un hasard si l’initiative provient de Marion Maréchal-Le Pen. Car l’élue frontiste estimait notamment, en mars 2013, que Bachar Al-Assad avait le "mérite" de "préserver relativement le droit des femmes en Syrie".

Ce voyage aura-t-il le même écho polémique que celui des députés PS et LR qui s’étaient rendu en 2015 à Damas ? Président du groupe socialiste à l’Assemblée, Bruno Le Roux avait même demandé la démission du socialiste Gérard Bapt, président du groupe d’amitié France-Syrie, avant de se raviser et d’apaiser les tensions. Sans parler de l’irritation plus que palpable du Quai d’Orsay et du futur ex-ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

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