Marseille : les propositions de Patrick Mennucci à Samia Ghali

Publié à 11h20, le 21 octobre 2013 , Modifié à 11h25, le 21 octobre 2013

Marseille : les propositions de Patrick Mennucci à Samia Ghali
(i>Télé)

Patrick Mennucci n'a qu'un mot à la bouche : "rassemblement". Depuis qu'il a été choisi par les sympathisants socialistes pour porter les couleurs du PS à la prochaine municipale, le député des Bouches-du-Rhône prône l'unité derrière lui. 

Il lance des appels au dialogue alors que la fin de campagne a été tendue. Lors de son discours suite à la proclamation des résultats, la sénatrice a fait huer le chef de l'Etat et son Premier ministre, critiquant l'action de l'exécutif dans le déroulement de la primaire. Pendant l'entre deux tours, Samia Ghali avait aussi laissé planer le doute sur une possible dissidence en cas de défaite. 

Résultat, Patrick Mennucci ménage son opposante. Et lui fait même des propositions. Sur i>Télé ce lundi 21 octobre, il a assuré qu'elle pouvait tenir le haut de la liste avec lui en mars prochain, sans être très clair sur le rôle ou la position qu'elle pourrait tenir : 

Samia Ghali je la connais, elle est tout à fait en capacité d'entendre cela, de procéder au rassemblement et d'avoir la première place avec moi. Elle lui est offerte.

Et d'apporter plus tard quelques précisions : 

Si Samia Ghali veut être première adjointe, il n'y a aucune difficulté.

Avec des bémols : 

Mais on discutera de ça. Samia Ghali elle est sénatrice, elle est maire de secteur, il faut voir avec les lois sur le cumul comment les choses se passent. Très honnêtetement, on le voit bien, il y a une complémentarité entre ceux qui ont participé à cette primaire, et particulièrement entre Samia Ghali et moi.

Si les deux personnalités doivent se rencontrer dans la journée, Samia Ghali a déjà annoncé sur son compte Facebook qu'elle "s'exprimera dans les prochaines heures dans les médias". Lors de son allocution de dimanche soir, elle n'a pas souhaité prononcer le nom de Patrick Mennucci ni appeler au rassemblement. 

Pendant la campagne, les invectives ont fusé de chaque coté. Parfois par médias interposés ou frontalement, comme lors des deux débats. La sénatrice avait accusé son rival d'être "le candidat de Paris, de Matignon", tandis qu'après avoir tenté de calmer le jeu, Patrick Mennucci la taxait de "candidate du système" Jean-Noël Guérini.

  

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