Ministre et candidate aux primaires marseillaises, Marie Arlette-Carlotti se défend de tout mélange des genres

Publié à 08h55, le 15 août 2013 , Modifié à 09h02, le 15 août 2013

Ministre et candidate aux primaires marseillaises, Marie Arlette-Carlotti se défend de tout mélange des genres
Marie-Arlette Carlotti sur i>TÉLÉ le 15 août 2013 (montage via images I>TELE)

Ce 15 août est LA journée de Marie-Arlette Carlotti. La ministre chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l'exclusion rompt sa trêve estivale pour être sur le terrain, comme l'a demandé François Hollande avant le départ en vacances de son gouvernement. Mais la ministre est surtout connue ces derniers mois pour son autre casquette, celle de candidate à la primaire socialiste pour la mairie de Marseille. Invitée de la matinale d'i>TÉLÉ, elle se défend de faire passer sa campagne avant son ministère.

Alors que le journaliste lui fait remarquer qu'elle donne l'impression "d'avoir pour job d'être candidate aux primaires", Marie-Arlette Carlotti rétorque :

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Je ne serais pas là si je n’étais pas ministre, je ne ferais pas la garantie jeune, je ne ferais pas la réforme des assistantes de vie scolaire

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Pas question de se mettre en réserve pour le moment, donc. Mais le fera-t-elle si la primaire PS marseillaise la désigne comme candidate le 20 octobre prochain ? Marie-Arlette Carlotti refuse de se prononcer dès aujourd'hui :

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Vous me reposerez la question, je suis pour l’instant sur la ligne de départ. Vous savez, en politique, on répond aux questions quand elle se posent.

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Début juin, la ministre était pourtant moins hésitante. Elle affirmait ainsi au Monde :

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Je veux rester au gouvernement jusqu'à ma victoire aux municipales. Le seul qui peut en décider autrement, c'est François Hollande.

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Comme le racontait alors le quotidien, les aller-retours de Marie-Arlette Carlotti vers Marseille, généralement sur des gros week-ends, étendus aux vendredis et/ou aux lundis, agacent ses concurrents socialistes mais surtout ses opposants à droite.

Fin mai, la député UMP des Bouches-du-Rhônes, Valérie Boyer l'a accusée dans un tweet d'être "ministre le matin et candidate l'après-midi", le tout aux frais de "l'Etat". Ce jour-là, Marie-Arlette Carlotti inaugurait un institut médico-éducatif en tant que ministre et organisait l'après-midi un "café politique" pour sa campagne électorale.

Le cabinet de la ministère s'était alors défendu de tout mélange des genres financier :

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Il y a très grande vigilance, notamment pour les déplacements à Marseille. Lorsque cela concerne l’actualité du ministère, les frais sont pris en charge par la préfecture. Lorsque c’est pour la campagne, c’est pris en charge par son équipe.

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Quant à ses déplacements fréquents vers la cité phocéenne, la ministre avait répondu :

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Je suis moins venue en visite officielle à Marseille que Valls et Lebranchu, mais il se trouve que j'habite ici et que je rentre voir mon mari le week-end !

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