L'hebdomadaire "Minute" lance une campagne anti Nathalie Kosciusko-Morizet

Publié à 12h05, le 28 mai 2013 , Modifié à 13h58, le 28 mai 2013

L'hebdomadaire "Minute" lance une campagne anti Nathalie Kosciusko-Morizet
Capture d'écran Le Lab.

"Pour trois euros, payez-vous NKM" : la Une de l'hebdomadaire d'extrême-droite Minute ne souffre aucune ambiguïté. Le magazine "politiquement incorrect" appelle à faire battre l'ancienne maire de Longjumeau lors de la primaire UMP pour les élections municipales de Paris.

L'hebdomadaire daté du 29 mai et dont la Une a été relayée sur Twitter, consacre ses premières pages à Nathalie Kosciusko-Morizet.

En pages intérieures, l'hebdomadaire annonce à sa manière les primaires dans le paragraphe introductif au portrait peu flatteurqu'il dresse de Nathalie Kosciusko-Morizet :

La primaire a lieu cette semaine. Ouverte à tous les électeurs de Paris. Y compris à ceux qui lisent « Minute ».

Il n’en coûte que trois petits euros pour s’inscrire et  désigner le candidat de la droite. On dit ça…

S'en suit un long portrait très dépréciatif de NKM, qui commence de la sorte :

La première "victime de la Manif pour tous, ce qui nous ravirait, ce pourrait être Nathalie Kosciusko-Morizet.

NKM y est présentée en députée s'abstenant "sans aucun scrupule" sur l'ouverture du mariage et de l'adoption aux homosexuels, auteur d'un livre "assez ridicule" sur le FN et adhérente à l'UMP "par pure stratégie et ambition personnelle, nullement par conviction".

Le portrait est accompagné d'un encadré intitulé "Trois hommes pour lui barrer la route", au sein duquel Jean-François Legaret est désigné comme l'adversaire "le plus sérieux" de Nathalie Kosciusko-Morizet. Le maire du 1er arrondissement, note l'hebdomadaire, "a fait une campagne résolument à droite et a pris part à toutes les manifestations contre le mariage homosexuel".

Et l'hebdomadaire de conclure en indiquant le lien du site où s'inscrire - jusqu'au 3 juin, 18h -, à la primaire dont le premier tour aura lieu du 31 mai au 3 juin prochain.

L'ancienne maire de Longjumeau avait déjà dénoncé la semaine dernière "une série de groupes extrémistes aidés par le Front national" qui voulaient troubler la primaire en s'inscrivant au scrutin.

"Ce ne sera pas pour voter pour le candidat qui a le plus de chances de battre la gauche, il ne faut pas se laisser berner par ça", avait déclaré NKM, également visée par un mail interne d'un collectif anti-mariage gay vendredi.

Lors des législatives de juin 2012, NKM avait été placée par Marine Le Pen sur la "liste noire" des élus à faire battre.

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