Mort de Nelson Mandela : les réactions des politiques français

Publié à 23h00, le 05 décembre 2013 , Modifié à 06h39, le 06 décembre 2013

Mort de Nelson Mandela : les réactions des politiques français
Nelson Mandela en 2005, photo Reuters

Nelson Mandela est décédé ce jeudi 5 décembre, à l'âge de 95 ans, a annoncé le président sud-africain Jacob Zuma à la télévision, dans la soirée.

Le héros de la lutte anti-apartheid et ancien président sud africain est décédé "à son domicile" et "aura des funérailles d'Etat", a aussitôt ajouté le chef d'Etat sud africain.

La figure de Nelson Mandela est très consensuelle, et les premières réactions des hommes politiques sur twitter ont une tonalité d'hommage unanime.

Le président de la République a diffusé, une petite heure après l'annonce du décès de Nelson Mandela, le communiqué de presse suivant : 

Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, considère que c'est "le père de l'Afrique du Sud" qui a disparu, ce jeudi 5 décembre.

Le chef de la diplomatie française, évoquant son propre combat contre l'apartheid, "l’un des grands et constants engagements de (s)a vie", salue "le géant charismatique qui s’en va" et présente les condoléances de la France à l'Afrique du Sud :

Dans un long billet, très personnel, publié sur le site du Huffington Post, la ministre de la Justice, Christiane Taubira, raconte ses rencontres avec Nelson Mandela, qui l'ont laissée "figée comme un colibri ébloui par un alpinia fredonnant" :

"

Je m'étais blottie contre lui à Paris, en un lieu pourtant solennel, au ministère des Affaires étrangères.

(En Afrique du Sud, NDLR), sous le ciel d'un bleu austral, sous cette lumière à la fois vive et cordiale, il danse.

Je suis fascinée. Figée comme un colibri ébloui par un alpinia fredonnant.

Je le reverrai plusieurs fois. Et chaque fois, je cèderai au magnétisme.

"

Elle ajoute dans un tweet :

Son ministre délégué, Pascal Canfin, fait beaucoup plus court : "Le monde est moins beau", explique-t-il :

La ministre déléguée à la francophonie Yamina Benguigui explique que Nelson Mandela était son "guide" :

Le ministre délégué à la Ville, François Lamy, premier membre du gouvernement français qui a réagi, avait évoqué de son côté son "profond respect" : 

Cécile Duflot, ministre du Logement, à l'unisson, évoque une vie comme une "leçon de politique et d'humanité", y ajoutant un #merciMonsieurMandela :

Toujours au sein du gouvernement, Fleur Pellerin et Victorin Lurel saluent, respectivement, "l'idéal d'égalité et de fraternité" incarné par Mandela et le "sémaphore universel" :

Harlem Désir, premier secrétaire du Parti socialiste, assure, dans un communiqué "que le monde (...) perd aujourd’hui son plus grand combattant contre le racisme, et une figure universelle de l’égalité et de la fraternité", quand l'ancien premier ministre fait de Mandela "le symbole de la résistance et de la réconciliation".

Jean-François Copé, président de l'UMP, regrette quant à lui "une figure légendaire du XXe siècle" : "le monde perd un géant de l'Histoire, une des plus belles figures de l'humanité."

"On s'y attendait tous, mais quel grand vide", explique, de son côté, la députée écolo Barbara Pompili :

(article régulièrement mis à jour, cliquez sur ce lien pour le rafraîchir)

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