Municipales à Paris en 2014 : Jean-Vincent Placé demande à Cécile Duflot de ne pas se présenter

Publié à 10h51, le 04 mars 2013 , Modifié à 10h51, le 04 mars 2013

Municipales à Paris en 2014 : Jean-Vincent Placé demande à Cécile Duflot de ne pas se présenter
Jean-Vincent Placé. (Reuters)

CONSEILS D’AMI – Pour accélérer la réforme portant sur le non-cumul des mandats et des fonctions, Jean-Vincent Placé à une idée : que les ministres et les parlementaires ne soient pas candidats en 2014. Visée : Cécile Duflot et ses ambitions pour les municipales à Paris.

>> Placé, le conseiller

Et parmi les ministres potentiellement candidat à des hôtels de ville, sa camarade écologiste Cécile Duflot. Pour Jean-Vincent Placé, l’ex patronne des Verts ne devrait pas concourir à la succession de Bertrand Delanoë.

Interrogé sur les ambitions parisiennes de la ministre du Logement, il explique sa position, sur Radio Classique et Public Sénat, ce lundi 4 mars. Avec un brin d’ironie sur les débats actuels qui traversent le PS sur le non-cumul :

Chaque membre du gouvernement devrait se consacrer à sa tâche.

Et puisque, parait-il, on a des difficultés, des débats sur la question du non-cumul des mandats et des fonctions, moi j’invite l’ensemble des ministres et des parlementaires à ne pas être candidats aux municipales dans les villes importantes.

Que les ministres ne soient pas candidats pour les municipales serait, d’après le patron des écologistes au Sénat, bien plus efficace que "la loi de 2017" :

Justement, cela permettra, plus efficacement que la loi de 2017, de lutter contre le cumul des mandats. Qui était un engagement du parti socialiste je crois.

>> Placé, le lobbyiste

S’il donne des conseils aux ministres pour les élections municipales, Jean-Vincent Placé se positionne aussi comme "lobbyiste" numéro 1 du gouvernement sur les questions écologiques.

Et assure qu’il a eu des garanties de Jean-Marc Ayrault sur la politique environnementale du gouvernement à l’horizon 2013-2014 :

Je voudrais que le gouvernement entende davantage les écologistes, ce qui est modérément le cas.

Peu après un entretien, j’ai eu beaucoup de contacts avec l’exécutif, notamment le Premier ministre, qui m’a indiqué qu’en 2013-2014, il y aurait cette perspective attendue sur les investissements importants qui pourraient être ceux de l’industrie verte.

J’essaye d’être l’un des premiers lobbyistes écologistes dans ce gouvernement, mais la propension au productivisme et aux solutions anciennes est quand même forte.

>> Placé, le critique

A quoi sert Arnaud Montebourg ? C’est la question que se pose ouvertement le sénateur écolo après les prises de positions du ministre du redressement productif sur la taxation du diesel.

Cynique, Jean-Vincent Placé pointe le manque de résultats d’Arnaud Montebourg, en contradiction avec son agitation politico-médiatique permanente :

A un moment, il faut faire simple. A force d’être dans le compliqué, on voit déjà, au bout de sept mois malheureusement, le bilan de l’action d’Arnaud Montebourg.

Beaucoup de propos offensifs, volontaristes, revendicatifs, très très peu de résultats.

Et de poursuivre sa charge contre l’un des locataires de Bercy, soulignant son manque "de vision stratégique" :

Quand je vois ce qu’il se passe à Peugeot, quand je vois ce qu’il se passe à Petroplus, quand je vois ce qu’il se passe à Goodyear ou ailleurs, cela devrait inciter à Arnaud Montebourg à avoir une vision plus stratégique, notamment de la conversion écologique de l’économie.

 

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