Nadine Morano appelle à ne pas "sous-estimer" le candidat François Hollande

Publié à 11h57, le 23 mai 2015 , Modifié à 11h57, le 23 mai 2015

Nadine Morano appelle à ne pas "sous-estimer" le candidat François Hollande
Nadine Morano. © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Après la victoire de la motion A de Jean-Christophe Cambadélis au congrès du PS, il ne fait plus trop de doutes, à gauche comme à droite, que François Hollande n’aura pas à passer par la case primaire pour se représenter en 2017. Président déjà en campagne pour l’opposition, François Hollande, s’il est "un très mauvais président", dixit Nadine Morano dans le Figaro de ce samedi 23 mai, reste un redoutable candidat, une bête politique presque parfaite même sans avoir fusionné avec Ségolène Royal.

Attention donc à ne pas tomber dans l’excès de confiance face à François Hollande, prévient l’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy qui souligne la dualité entre le président et le candidat :

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Ne pas sous-estimer François Hollande, qui est un très mauvais président mais a toujours eu un sens aigu de son intérêt stratégique personnel

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Geoffroy Didier ne semble pas, lui, partager ces craintes de Nadine Morano, qualifiant dans les colonnes du Figaro l’entrée présumée en campagne de François Hollande de "candidature du pauvre", "sans idées". Une candidature néanmoins "dangereuse", ajoute-t-il même si Nadine Morano veut se persuader que "la dynamique sera du côté des Républicains". Et ce, même sans une primaire à droite. Une primaire dont Nadine Morano doute toujours qu’elle aille au bout du processus.

Elle explique :

 

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J’ai toujours dit que ce n’était pas le meilleur dispositif pour choisir notre candidat. Je ne suis pas persuadée que la primaire ira jusqu’au bout.

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Mais elle ne dit pas, si la primaire tombe à l'eau, quel candidat de l'UMP sortira du chapeau pour affronter le président-candidat Hollande.

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