"Neuf Français sur dix" : cet élément de langage "suggéré" par Hollande à Ayrault

Publié à 17h40, le 05 octobre 2012 , Modifié à 20h21, le 05 octobre 2012

"Neuf Français sur dix" : cet élément de langage "suggéré" par Hollande à Ayrault
Jean-Marc Ayrault, le 27 septembre 2012. (Maxppp)

"Neuf contribuables français sur dix ne seront pas concernés par les augmentations de fiscalité." Qui a soufflé l'encombrant élément de langage, énoncé par Jean-Marc Ayrault le 27 septembre sur le plateau de Des paroles et des actes ?

Le président de la République lui-même, explique Les Echos, dans un article publié le 5 octobre 2012. 

  1. Un argument soufflé par Hollande à Ayrault

    Sur lesechos.fr

    [...] neuf contribuables français sur dix ne seront pas concernés par les augmentations de fiscalité [prévues dans le PLF 2013, ndlr]

    Jean-Marc Ayrault fût le premier à dégainer l'élément de langage du "9 sur 10", sur le plateau de Des paroles et des actes, le 27 septembre 2012 pour rassurer les contribuables.

    D'après le Premier ministre, seuls 10 % des contribuables français seront touchés par les nouvelles hausses d'impôts et de taxes prévues dans le budget 2013. Pour les autres, c’est stable voire même en baisse.

    Trop beau pour être vrai, l'élément de langage avait été démonté rapidement, alors que les membres du gouvernement tentait de se dépatouiller avec, notamment Jérôme Cahuzac, comme le relevait Le Lab le 2 octobre 2012.

    Le premier ?

    Pas tout à fait. 

    L'argument a été soufflé quelques heures auparavant par François Hollande himself, assure Les Echos, dans un article publié le 5 octobre. 

    C'est François Hollande qui a décidé de brandir l'argument selon lequel 90 % des Françaisseraient épargnés par les hausses d'impôts.

    D'après le site du quotidien économique, le président de la République formule l'argument "devant quelques journalistes à l'Elysée, avant l'intervention de Jean-Marc Ayrault sur France 2, le 27 septembre" : 

    Le Premier ministre l'apprend dans l'après-midi.

    Et le soir, à la télévision, il n'a d'autre choix que de le reprendre à son compte. Quoi qu'il en pense.

    Le réutiliser, mais avec une légère adaptation puisque les "90 % des ménages évoqués en privé par le chef de l'Etat", rapporte Les Echos, évolueront en "90 % des contribuables" dans la bouche de Jean-Marc Ayrault.

    Jean-Marc Ayrault a donc introduit une nuance, préférant le terme plus large de contribuable plutôt que celui de ménage, qui peut comporter un ou plusieurs individus.

Du rab sur le Lab

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