Olivier Dussopt (PS) : "Derrière la situation familiale, il y a une situation sociale"

Publié à 06h00, le 30 juillet 2012 , Modifié à 17h15, le 30 juillet 2012

Olivier Dussopt (PS) : "Derrière la situation familiale, il y a une situation sociale"
Olivier Dussopt, derrière Martine Aubry, le 6 juillet 2011. (Maxppp)

Le Lab démarre ce lundi 30 juillet, une série d'été sur les jeunes personnalités politiques à suivre dans les prochaines années, à l'UMP et au PS.

Premier portrait : Olivier Dussopt. A bientôt 34 ans, le maire PS d'Annonay, en Ardèche, réélu député de la 2e circonscription du département en juin dernier, était le benjamin de la précédente législature. Cumulard, il ne compte pas renoncer à l'un de ses mandats, sauf si la loi l'y oblige.

Inspiré par Martine Aubry, il a été l'un de ses porte-paroles pendant la campagne de la primaire socialiste.

  1. "Je ne serai jamais désintéressé de la vie publique"

    • > Quel est votre parcours ?

    J'ai fait l'IEP de Grenoble, section service public, puis un DESS en développement local et management de territoire à Saint-Etienne, en alternance où j'étais chargé d'études au Conseil général de l'Ardèche. Je suis sorti diplômé en 2000  

    Ensuite, j'ai été successivement au cabinet du maire du 7e arrondissement  de Lyon, collaborateur de Michel Teston - sénateur de l'Ardèche - puis conseiller régional. J'ai été élu député pour la première fois en 2007, puis maire d'Annonay l'année suivante. Et réélu député en juin 2012.

    • > Pourquoi avez-vous décidé de vous engager en politique ?

    Pour deux raisons, principalement familiales. Mais derrière, il y a une situation sociale. 

    La première raison, l'envie d'opposition. J'ai manifesté contre le CIP du gouvernement Balladur, alors Premier ministre, en 1993 [un contrat rémunéré 80 % du SMIC pour les jeunes de moins de 26 ans, ndlr]. C'était la première fois que je me suis mobilisé. 

    La seconde, l'envie d'adhésion. Ce qu'a fait le gouvernement Jospin, les 35 heures et la CMU notamment. Mes deux parents était ouvriers. Ma mère bossait en deux "8" : les 35 heures lui permettait de souffler un peu. Quant à mon père, au chômage à ce moment là, la CMU lui assurait quand même une couverture sociale. 

    • > Un mentor en politique ?

    Pas un, mais quatre. Martine Aubry, [Il a été son porte-parole pendant la campagne de la primaire, ndlr] pour avoir mené les 35 heures et la CMU. J'admire sa façon de mener la politique sans exposer la vie privée.

    Autre mentor, national : Benoit Hamon, et localement, Michel Teston, sénateur de l'Ardèche depuis 98 et ancien président du Conseil général, entre 98 et 2006. Il m'a beaucoup inspiré pour sa rigueur. 

    Mais surtout, Jean-Claude Tournayre, maire d'Annonay entre 97 et 2000, vice-président du Conseil général de 98 à 2011. C'est lui qui m'a mis le pied à l'étrier, qui m'a encouragé et m'a accueilli à la section PS de la ville, en 99. 

    • > C'est quoi être de gauche ?

    Traduire une colère, ne pas se contenter de l'ordre établi. C'est pour ça que je suis au PS : changer pour améliorer. 

    Être de droite ? C'est inenvisageable.

    • > Quelle est votre activité numérique ?

    J'ai un compte Twitter @olivierdussopt ainsi qu'un profil FacebookJe tweete moi-même, ça m'amuse, c'est agréable. Parfois, mon collaborateur prend la main dessus pour répondre à quelques messages, mais c'est rare. Idem pour Facebook. 

    J'ai aussi un site olivierdussopt.fr sur lequel je publie les communiqués de presse mes interventions à l'Assemblée nationale. 

    • > Où vous voyez-vous dans 15 ans ?

    La période où les élus l'étaient pour 30 ou 40 ans est révolue. Ceci dit, mon cas est particulier : la moyenne d'âge à laquelle un député est élu, c'est la cinquantaine. Ca vient souvent en fin de carrière. Or, j'ai commencé par ça, en 2007, j'étais le benjamin de l'Assemblée.  

    Une chose est sûre : je ne serai jamais désintéressé de la vie publique.

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