Pour Cécile Duflot, le rôle de première dame n'a pas fait avancer la condition féminine

Publié à 21h13, le 27 janvier 2014 , Modifié à 21h17, le 27 janvier 2014

Pour Cécile Duflot, le rôle de première dame n'a pas fait avancer la condition féminine
Cécile Duflot sur Canal Plus le 27 janvier 2014 (image Canal Plus).

La première dame ne lui manquera pas du tout, ou plutôt le statut de première dame. Invitée du Grand Journal de Canal Plus ce 27 janvier, Cécile Duflot est revenue sur l'image de la femme "première dame" qui, à ses yeux, "en dit long sur ce qu'est notre pays". Une image de femme soumise et inactive aux côtés de son mari, subie par les compagnes des présidents français jusqu'alors.

Alors que le présentateur lui demande si le fait de ne plus avoir de première dame va lui manquer, la ministre du Logement répond :

Franchement je pense d’ailleurs, si vous parlez du terme "première dame", que ça révèle quelque chose de ce qu’est notre pays : une histoire où le rôle des femmes– puisque seuls des hommes avaient des responsabilités – était de se tenir, un rôle de représentation aux côtés de leur mari et qui sous-entendait d’ailleurs qu’elles n’avaient aucune activité, aucune pensée personnelle et d’ailleurs par le droit de vote jusqu’en 1946 en France.

Si Cécile Duflot voit un avantage à la séparation officielle de François Hollande et Valérie Trierweiler, et aux questions se posant autour du statut de la compagne, c'est donc bien celui-là : arrêter de donner une fonction au conjoint du président.

Il faut faire en sorte de demander des comptes à un responsable politique, à lui seul et de laisser sa conjointe vivre sa vie et puis c’est tout. C’est bien plus simple pour tout le monde.

La ministre a elle-même, et dans une bien moindre mesure, pu être touchée par le rôle attribué aux conjoints des personnalités politiques et à leur exposition.

Son compagnon avait créé une polémique à l'occasion du 14-Juillet 2013 en tweetant sa fierté de "voir la chaise à [son] nom rester vide au défilé de bottes des Champs Elysées". La droite s'en était emparée contre la ministreet Xavier Cantat avait fermé son compte Twitter quelques mois plus tard, après une autre sortie polémique.

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