Pour Jean-Christophe Cambadélis, la primaire de la gauche "a du plomb dans l’aile"

Publié à 09h05, le 18 avril 2016 , Modifié à 09h05, le 18 avril 2016

Pour Jean-Christophe Cambadélis, la primaire de la gauche "a du plomb dans l’aile"
Jean-Christophe Cambadélis. © AFP

C’est mal parti. La primaire de la gauche pour déterminer un candidat si possible unique pour 2017 et éviter une élimination au premier tour de la présidentielle "a du plomb dans l’aile". Cet acte de décès de ce scrutin est signé, ce lundi 18 avril, par Jean-Christophe Cambadélis. Invité de LCI, le Premier secrétaire du PS a ainsi tiré une conclusion peu encourageante de la décision du Parti communiste d’être "disponible" pour une primaire tout en actant son refus de soutenir François Hollande. Il dit :

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Là, je dois avouer que, ce matin, elle (la primaire, ndlr) a du plomb dans l’aile.

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Et de développer son cruel constat, accusant les communistes de plomber l’affaire et de préparer la défaite de la gauche en 2017 :

 

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On a commencé en disant c’est les primaires de toute la gauche. Puis Jean-Luc Mélenchon est parti. On nous a dit que ce n’était pas grave on va faire avec les autres. Est-ce qu’on sera tous derrière le candidat qui l’emportera ?Au PS, tout le monde était d’accord. Et à ce moment-là, le Parti communiste prend la responsabilité de la division.

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Jean-Christophe Cambadélis, pas forcément le plus chaud pour une primaire au départ mais qui a fini par s’y rallier, rejette donc la faute sur les autres, à commencer par les ouailles de Pierre Laurent et la démarche personnelle de Jean-Luc Mélenchon.

De toute façon, pour le député PS de Paris, "le seul qui peut réunir un tant soit peu la gauche, c’est François Hollande". Encore faut-il que le chef de l’Etat décide de briguer sa propre succession alors qu’il a conditionné sa candidature à une inversion de la courbe du chômage.

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