Pour le député La France insoumise Adrien Quatennens, le Congrès est destiné à empêcher les députés d'amender la loi d’habilitation

Publié à 06h50, le 03 juillet 2017 , Modifié à 06h52, le 03 juillet 2017

Pour le député La France insoumise Adrien Quatennens, le Congrès est destiné à empêcher les députés d'amender la loi d’habilitation
Le député La France insoumise du Nord, Adrien Quatennens © PHILIPPE HUGUEN / AFP

L'organisation d'un Congrès réunissant l'ensemble des parlementaires français devant le président de la République, 24 heures avant le discours de politique générale du Premier ministre à l'Assemblée nationale, a pu paraître, aux yeux de certains, comme un camouflet infligé au chef du gouvernement par le chef de l'État.

Le député La France insoumise du Nord, Adrien Quatennens, a une autre vision de ce carambolage. Interrogé par franceinfo: ce lundi 3 juillet, l'élu nordiste s'étonne de la tenue d'un Congrès le jour même du dépôt définitif des amendements sur le projet de loi d'habilitation permettant de modifier le Code du travail par ordonnances. Il avance :

Quand on nous dit en commission des affaires sociales que l'on a jusqu'au lundi [3 juillet] 17 heures pour déposer des amendements sur un texte qui propose le passage par les ordonnances sur le Code du travail, je suis assez amusé de voir qu'Emmanuel Macron convoque le Congrès à un moment qui correspond à la date butoir pour donner des amendements. Ça veut dire que tous ceux qui seront en Congrès, ils ne vont pas travailler sur les amendements ? Ils ne vont pas amender le texte ? Ils ne vont pas le travailler ? C'est très habile en réalité. Donc voilà, là, ça suffit !

 

Adrien Quatennens n'est cependant pas concerné puisque, comme les autres députés de La France insoumise, il ne se rendra pas à Versailles. "On a su en plus que le Président allait partir après son allocution parce que la Constitution l'empêche de débattre avec le Parlement, donc il n'y a pas d'intérêt pour nous, si vous voulez, à perdre du temps alors qu'on aurait un vrai travail de fond à faire sur le texte", estime encore le député LFI du Nord.

"Nous n'irons pas à Versailles", a prévenu dès jeudi 29 juin Jean-Luc Mélenchon, dénonçant des "franchissements de seuil dans la direction pharaonique de la monarchie présidentielle telle qu'elle avait été mise en scène le soir de la pyramide du Louvre".

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