Pour Marine Le Pen, la France est "la risée du monde" à cause des violences dans les manifestations

Publié à 09h09, le 20 mai 2016 , Modifié à 09h09, le 20 mai 2016

Pour Marine Le Pen, la France est "la risée du monde" à cause des violences dans les manifestations
Marine Le Pen © Europe 1

SHAME… SHAME… - La France est choquée. Les images, mercredi 18 mai, d'une voiture de police attaquée puis brûlée par des casseurs est venue s'ajouter aux nombreux débordements qui émaillent les manifestations depuis des semaines. Marine Le Pen fait partie d'une génération politique un peu saoulée par ces instants, ces moments de violence éparpillée dans les villes de France. Surtout, elle se désole que, selon elle, rien ne soit fait au plus haut sommet de l'État pour mettre fin à ces débordements.

Invitée d'Europe 1 ce vendredi 20 mai, la présidente du Front national se lamente. Interrogée sur les violences perpétrées durant les manifestations contre la loi Travail, elle répond :

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Est-ce que vous vous rendez compte, monsieur Elkabbach, que nous sommes la risée du monde ? Nous sommes en état d'urgence. Or, en état d'urgence, il y a depuis deux mois dans notre pays, des violences tous les jours. 300 policiers blessés sans que le gouvernement soit capable de lever le petit doigt.

 

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La France choquée, et cela paraît normal à la vue des images. Pour Marine Le Pen, elle ferait bien aussi d'avoir peur. Car pour la cheffe frontiste, les images de violences entre policiers et casseurs sont la preuve que le gouvernement socialiste n'est pas capable d'agir efficacement contre Daech. Le lien ne vous paraît pas évident ? Marine Le Pen se charge de l'explication de texte. Elle demande :

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Comment d'ailleurs [le gouvernement] peut-il laisser penser aux Français qu'il est capable de les protéger contre des attentats terroristes alors qu'il laisse en toute impunité des mouvements anarchistes ultra-violents ?

 

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Et Marine Le Pen de s'interroger sur les événements de mercredi. "Comment peut-on assister à des images où l'on voit des gens commettre des tentatives d'assassinats à l'égard de policiers, les frapper, sans qu'ils soient immédiatement interpellés ?", lance-t-elle. Mercredi, quelques heures après l'attaque d'une voiture de police, quatre personnes avaient pourtant été arrêtées par les forces de l'ordre. Une cinquième avait été interpellée jeudi.

Peu importe. Marine Le Pen en tire deux conclusions. La première est que, d'une manière générale, le gouvernement ne devrait pas, en situation d'état d'urgence, faire passer des lois "dont il sait pertinemment que ce sont des lois qui sont rejetées par les Français".

La seconde est plus pragmatique et concerne directement l'Euro de football en France. Pour la présidente du FN, il faut renoncer au fan-zones. "Nous sommes dans une situation de danger exceptionnel et lorsqu'on est dans une situation de danger exceptionnel, on ne crée pas des lieux où vont se réunir des dizaines de milliers de jeunes, lieux qui n'existaient pas lors des dernières manifestations sportives", commente-t-elle. 

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