Présidence LR : gros échec pour le juppéiste Maël de Calan, qui finit sous les 10%

Publié à 20h30, le 10 décembre 2017 , Modifié à 22h10, le 10 décembre 2017

Présidence LR : gros échec pour le juppéiste Maël de Calan, qui finit sous les 10%

LA CLAQUE - Maël de Calan le savait : il ne serait pas le prochain président de Les Républicains. Représentant d'une tendance modérée minoritaire au sein du parti de droite, l'ancien lieutenant d'Alain Juppé avait confié au Lab  "jouer placé mais pas gagnant" dans cette élection. Pour "peser" sur la ligne de LR après ce scrutin, il comptait tout de même faire minimum "15 à 20%" des voix. Mais ce dimanche 10 décembre, il ne peut que constater son cuisant échec.

Selon les résultats annoncés vers 20 heures par la présidente de la Haute autorité de LR Anne Levade, Laurent Wauquiez est sans surprise élu au premier tour avec 74,64% des voix (sur un peu moins de 100.000 suffrages exprimés). Florence Portelli, ancienne porte-parole de François Fillon, termine seconde avec 16,11% des voix. Et Maël de Calan clôt donc la marche sous la barre des 10%, avec 9,25% des suffrages exprimés.

De son propre aveu, un score de 10% était un minimum pour espérer influer sur la définition de la ligne idéologique du parti à l'avenir. Il semble donc que l'avenir soit bien sombre pour la sensibilité de droite humaniste et pro-européenne qu'il a tenté d'incarner en cette fin d'année 2017. Tout du moins au sein de LR...

Sur CNEWS peu après 21h30, Maël de Calan a toutefois assuré qu'il restait à LR et ne partait pas voir du côté du centre ni de LREM si ses idées étaient mieux représentées. D'ailleurs, il considère que ce n'est pas sa ligne qui est minoritaire à ce point chez Les Républicains, mais que ce sont Les Républicains qui ne parviennent pas à faire une place à sa ligne. Voici ce qu'il a revendiqué :

 

[Mon résultat] souligne qu'il y a encore une base pour la droite modérée au sein des Républicains, mais ça souligne surtout que beaucoup d'adhérents modérés considèrent que Les Républicains ne sont plus leur parti politique. Je crois que c'est inquiétant pour la suite [et] surtout que ça illustre que le parti est aujourd'hui en décalage par rapport à son propre électorat. On a des millions d'électeurs de la droite et du centre qui se reconnaissent dans une droite qui est plutôt constructive, ouverte, modérée, et un parti qui est nettement plus à droite. Et je crois que Laurent Wauquiez doit absolument prendre en compte ce décalage. 

Ou comment expliquer qu'on n'est pas du tout marginal quand on vient de faire moins de 10%... Et Maël de Calan de marteler :

La droite ne peut pas gagner sans le centre, la droite doit rester fidèle à son ADN, qui est celui d'une droite libérale et sociale, européenne, et non pas d'une droite conservatrice qui se raidirait. Et je crois que Laurent Wauquiez doit absolument entendre ce message.

 

Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir. 

[EDIT 22h : ajout déclarations Calan]

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