Quand Gilbert Collard engueule les électeurs FN : "Allez voter bande de fainéants"

Publié à 07h31, le 15 juin 2017 , Modifié à 08h23, le 15 juin 2017

Quand Gilbert Collard engueule les électeurs FN : "Allez voter bande de fainéants"
Gilbert Collard. © AFP

FEIGNASSES - En 2012, élu pour la première fois député grâce au soutien du Front national, Gilbert Collard avait donné le ton. "J’aurai une mission de casse-couilles démocratique", avait lancé l’avocat dans un langage fleuri dont il ne s’est jamais départi, frôlant parfois l'outrance ou l'injure. 

Cinq ans plus tard, en meeting avec Marion Maréchal-Le Pen au Cailar, dans le Gard, mercredi 14 juin, Gilbert Collard, qui est arrivé au coude-à-coude au premier tour des législatives avec la candidate LREM Marie Sara avec 32% des voix, a choisi "d’engueuler" les électeurs du FN qui ne seraient pas allés voter au premier tour :

Allez voter bande de fainéants ! Si tous les électeurs du Front avaient voté je passais au premier tour.

Si certains "regrettent le départ de Marion, c'est pas une raison pour me laisser tomber", a-t-il encore ironisé avant d’expliquer à propos d’Emmanuel Macron qu’il veut "au moins pouvoir l’emmerder" à l’Assemblée nationale.

Avec Marion Maréchal-Le Pen, qui s’apprête à se mettre en retrait de la vie politique, Gilbert Collard était l’un des deux députés FN élus en 2012. "Je crois qu'il est indispensable qu'il y ait un Gilbert Collard à l'Assemblée. Parce qu'il est indispensable qu'il y ait un peu d'insolence à l'Assemblée pour bousculer cette tiédeur, ce politiquement correct...qui malheureusement risque de terriblement s'accentuer avec Emmanuel Macron et avec des candidats inexpérimentés, inconnus et parfois même, disons-le, médiocres quand ce n'est pas carrément lâches puisqu'ils refusent même de débattre", a ainsi martelé Marion Maréchal-Le Pen pour tenter de renverser un second tour qui s’annonce délicat pour le candidat frontiste.

Si Gilbert Collard a engueulé les électeurs d’extrême droite, c’est parce que le FN a connu un gros revers lors du premier tour des législatives, obtenant 538.050 voix de moins qu’en 2012. La faute à l'abstention, a expliqué Marine Le Pen, suivie par sa nièce. Ainsi Marion Maréchal-Le Pen a-t-elle assuré que "plus d'un électeur sur deux du Front national n'est pas allé voter dimanche dernier", les appelant au second tour à se déplacer en particulier dans le sud gardois pour ne pas "abandonner la France aux mains de ceux qui veulent sa mort".

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