Régionales Ile-de-France : comment Bartolone justifie son refus de débattre avec Pécresse avant le premier tour

Publié à 10h03, le 03 décembre 2015 , Modifié à 10h07, le 03 décembre 2015

Régionales Ile-de-France : comment Bartolone justifie son refus de débattre avec Pécresse avant le premier tour
Claude Bartolone. © AFP

CHAQUE CHOSE EN SON TEMPS - Il y a eu des débats entre les têtes de liste dans pratiquement toutes les régions. Toutes ? Non, l’Ile-de-France n’a pas connu son débat entre les principaux candidats à la présidence de la région capitale que sont Claude Bartolone (PS), Valérie Pécresse (LR), Wallerand de Saint Just (FN), Pierre Laurent (Front de gauche) et Emmanuelle Cosse (EELV). Pourtant, depuis octobre, la droite accuse le président de l’Assemblée nationale de refuser de débattre. Et mercredi 2 décembre, un dernier débat a opposé les principales têtes de liste. Mais sans Claude Bartolone, représenté pour l’occasion par l’ancien ministre Benoît Hamon.

Invité de France Culture ce jeudi 3 décembre, à trois jours du premier tour des élections régionales, le candidat PS a justifié son refus de croiser directement le fer avec ses adversaires dont Valérie Pécresse. Une justification en deux temps.

1. Attaquer Valérie Pécresse. "Chaque jour, elle essaye de trouver un truc pour camoufler le fait qu’elle est alliée avec la Manif pour tous et un certain nombre de réactionnaires", lance d’abord Claude Bartolone avant de rentrer dans le vif du sujet, à savoir pourquoi il n’y a pas eu de débat.

2. Un débat, ok, mais pour le deuxième tour. Celui qui a remis après les attentats sa casquette de président de l’Assemblée au détriment de celle de candidat assure ainsi, sur France Culture :

Je veux un débat de deuxième tour parce qu’au premier tour on élimine, au deuxième tour, on choisit. Et je crois qu’il n’était pas nécessaire de tenir ce débat hier.

Le 1er décembre, la candidate de la droite et du centre, Valérie Pécresse, avait accusé Claude Bartolone de "fuir" le débat.

Avant même les attentats terroristes qui ont frappé Paris et Saint-Denis le 13 novembre, Claude Bartolone ne semblait pas pressé d’affronter l’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy. "Chaque chose en son temps, le temps du débat viendra plus tard", expliquait l’entourage du député PS de Seine-Saint-Denis.

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