Attentats à Paris : les partis suspendent leur campagne des régionales

Publié à 06h43, le 14 novembre 2015 , Modifié à 14h52, le 14 novembre 2015

Attentats à Paris : les partis suspendent leur campagne des régionales

Après les attentats terroristes qui ont frappé Paris et Saint-Denis, vendredi 13 novembre au soir, faisant au moins 128 morts et 300 blessés dont 80 en "urgence absolue", les partis politiques ont décidé solennellement de suspendre leur campagne pour les élections régionales qui se tiendront les 6 et 13 décembre. François Hollande a décrété l'état d'urgence et la fermeture des frontières.

Parti socialiste, Les Républicains, EELV ou encore le Front national, etc, ont ainsi annoncé la suspension de leur activités de campagne. Dans la soirée, de nombreuses têtes de listes avaient décidé de prendre les devants et d’en faire de même. En 2012, la campagne pour l'élection présidentielle avait également été suspendue à la suite des attaques de Mohamed Merah.

Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS, a évoqué sur Twitter "l'horreur", et indiqué qu'un "bureau national extraordinaire" du parti serait convoqué ce samedi à 18h. "A notre tour, nous appelons à l’unité et suspendons la campagne électorale", écrit par ailleurs le PS dans un communiqué.

Le prédécesseur de François Hollande, Nicolas Sarkozy, a lui indiqué dans une déclaration qu'il "soutenait la décision prise ce soir de décréter l'état d'urgence et la fermeture des frontières", demandant une réponse de "fermeté et de détermination à chaque instant". Son entourage a confirmé à un journaliste du Monde que LR suspendait également ses activités électorales :

Marine Le Pen, présidente du FN, a évoqué sur Twitter une "colère froide (qui) nous serre le cœur". Et ajouté que le parti frontiste suspendait sa campagne "jusqu’à nouvel ordre" :

"A cette heure, toute querelle s'interrompt", a déclaré de son côté sur sa page Facebook Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle, "formant le vœu que nul ne s'abandonne à la vindicte et conserve sa capacité de discernement".

Vendredi soir, François Hollande, dans la foulée des incidents dramatiques qui frappaient la capitale, a décrété l’état d’urgence sur l’ensemble du territoire français. Depuis l'Elysée, le chef de l’Etat a annoncé dans une courte allocution télévisée avant un Conseil des ministres extraordinaire "deux décisions": l'état d'urgence et la fermeture des frontières actée.

François Hollande a par ailleurs annulé sa participation au G20 prévu en Turquie, où il sera représenté par les ministres Laurent Fabius et Michel Sapin. Le chef de l'Etat a prévu de réunir samedi matin à 09H00 (08H00 GMT) un conseil de défense après les attaques terroristes sans précédent à Paris vendredi soir.

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