Royal justifie la communication sur les attentats déjoués

Publié à 11h08, le 16 juillet 2015 , Modifié à 12h03, le 16 juillet 2015

Royal justifie la communication sur les attentats déjoués
Ségolène Royal le 16 juillet sur BFMTV. © images BFMTV

Pourquoi communiquer sur un attentat déjoué ? C'est Ségolène Royal qui justifie ce 16 juillet sur BFMTV la volonté du gouvernement de faire connaître ces "actes terroristes déjoués cette semaine", selon la révélation de François Hollande lui-même, le 15 juillet à Marseille.

Alors que l'opposition commence à dénoncer une "appropriation politique", la ministre de l’Écologie explique que la question a justement fait débat au sein du Conseil des ministres mercredi, et que c'est finalement l'idée de valoriser le travail des services de renseignement qui a primé. Autrement dit, rassurez-vous, l’État vous protège. Elle dit :

"

La question est assez simple : est-ce que quand il y a des attentats déjoués on en informe l’opinion ou pas ? D’ailleurs nous avons eu ce débat au sein du Conseil des ministres. Et c’est vrai qu’on n'entend parler que des problèmes graves qui arrivent quand ces attentats n’ont pas été déjoués.



Il est important je pense que de temps en temps le gouvernement, pas tout le temps, puisse faire savoir que les services de renseignement sont très efficaces, que la police est efficace, que la gendarmerie est efficace. (...)



[Le gouvernement] a estimé qu’à un moment il était important de montrer que les Français étaient protégés puisque régulièrement des actes de malveillance sont prévenus, déjoués, empêchés. Il est important que les Français le sachent à partir d’un exemple.

"

C'est François Hollande lui-même qui a pris la responsabilité d'annoncer que des attentats prévus pour janvier 2016 avaient été évités, grâce à l'arrestation de quatre individus. Bernard Cazeneuve a enchaîné dans la soirée avec une conférence de presse sur le sujet, pour détailler le projet d'action terroriste.

La veille, lors de l'interview du 14 juillet, on pouvait déjà entendre François Hollande dire ceci :

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Cette question du renseignement est majeure. Je n’ose pas dire tous les jours mais toutes les semaines nous arrêtons, nous empêchons, nous prévenons des actes terroristes. Et je ne vais pas ici faire des conférences de presse pour en informer les Français. C’est ce qui se passe grâce aux services de renseignements, grâce aussi aux services de police et de gendarmerie.

"

Le Président a donc décidé de communiquer sur le sujet lors d'un déplacement à Marseille avec le président Mexicain et non lors de l'interview du 14 juillet, choix qui aurait sans doute brouillé son message d'homme d’État "protecteur de la Nation" en pleines négociations grecques et iraniennes.



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