Sarkozy, Attali et "la théorie du balayeur"

Publié à 09h37, le 13 mars 2012 , Modifié à 10h33, le 13 mars 2012

Sarkozy, Attali et "la théorie du balayeur"
Jacques Attali, en février 2012. (Maxppp)

Dans une tribune publiée dans Le Monde, Jacques Attali tire à vue sur le président sortant. Il compare Sarkozy à un balayeur qui, contrairement à ses prédécesseurs désireux de laisser leur marque, chercherait à effacer les siennes au vu de son bilan.

  1. Quel héritage laissera Sarkozy ?

    Sur lemonde.fr

    Comme ses prédécesseurs, Nicolas Sarkozy laissera-t-il une réforme dans l’histoire de France, un bâtiment portant nom ? Pour Jacques Attali, la réponse est toute trouvée :

    N'ayant lui-même pas de goût pour l'Histoire, ni même pour la place qu'il pourrait y occuper, obsédé par l'immédiat […], Nicolas Sarkozy ne laissera que peu de souvenirs notables.

    Dans une tribune publiée dans Le Monde du 12 mars 2012, dans le cadre d'un dossier intitulé Mais qu'est-ce donc que le sarkozysme, l’essayiste charge le bilan du président sortant : si Sarkozy ne laisse pas de trace, c’est qu’il cherche à faire oublier ses cinq ans à la tête de l’Etat.

    […] Son principal héritage aura été d'organiser, en cinq ans, le basculement vers la gauche de la majorité dans toutes les institutions publiques de la France, des communes à la présidence.

    Comme un homme marchant à reculons, un balai à la main, effaçant ses propres traces.

    Pourtant, comme ses prédécesseurs, Nicolas Sarkozy a eu des crises à affronter, "financière" puis "européenne", mais aussi "des révolutions en Tunisie, en Egypte, en Libye, en Syrie, des crises en Côte d'Ivoire […]".

    Sur tout cela, il ne pouvait presque rien. Sinon y défendre les intérêts de la France, ce qu'il fit avec des fortunes diverses.

    A lire également, le dossier du monde.fr "Mais qu'est-ce donc que le sarkozysme".

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