Selon Marine Le Pen, le journalisme, c'était mieux avant

Publié à 12h47, le 07 janvier 2014 , Modifié à 12h52, le 07 janvier 2014

Selon Marine Le Pen, le journalisme, c'était mieux avant
Marine Le Pen, mardi 7 janvier 2014, présente ses "voeux à la presse" (capture d'écran, vidéo LCP)

ET LA SANTE, BIEN SÛR ! - Marine Le Pen, patronne du Front National, présentait, ce mardi 7 janvier, ses "voeux à la presse", un exercice atypique qui, ainsi qu'elle l'avait fait en 2013, l'a conduite à brosser les journalistes dans le sens du poil.

Il y a un an, Marine Le Pen avait décidé de prendre fait et cause pour les journalistes de presse quotidienne régionale, tonnant contre la "poignée (de) patrons de presse quotidienne régionale (...) parvenus à mettre en place (...) de véritables monopoles régionaux".

En 2014, Marine Le Pen décide de jouer un autre numéro, et entonne l'air bien connu selon lequel le journalisme, c'était mieux avant.

Le Lab rembobine son argumentaire, qui tient en deux temps.

1. Rappeler la noblesse et la grandeur du métier de journaliste

Tout commence par une caresse.

La patronne du FN rappelle la grandeur du rôle et du métier de journaliste :

La presse fait son travail quand elle refuse de jouer au petit télégraphiste de tel ou tel ministre, mais qu'elle décrypte, qu'elle prend du recul, qu'elle analyse, et parfois même, qu'elle dévoile. 

2. Regretter que les chaînes d'infos continues et les réseaux sociaux bouleversent cela

Oui mais voilà : selon Marine Le Pen, "cette mission est de plus en plus difficile à assurer en France". 

La patronne du FN développe ainsi sa détestation de ce qu'elle appelle la recherche "du buzz à tout prix" :

(En France), la presse (...) est confrontée (...) à des changements radicaux, qui viennent de l'émergence des chaînes d'information continues, de la concurrence des réseaux sociaux. 

En permanence, la recherche du buzz, de la polémique, prend une importance démesurée (...) 

Je forme le voeu d'une année 2014 qui permet de prendre le temps, de prendre du recul, d'élever le niveau du débat, de traiter du fond des enjeux, et des programmes politiques, de refuser le buzz à tout prix.

Dans une enquête sur la "BFMisation de la vie politique" (article payant), Le Monde rapportait une petite blague illustrant l'omniprésence de certains cadres du parti frontiste, et notamment de Florian Philippot, sur l'antenne de BFMTV :

Un matin où (Florian Philippot) arrivait au siège du parti, à Nanterre, un cadre, avisant une camionnette de BFM-TV, lança tout de go : « Tiens, le taxi de Florian Philippot est déjà là ! »

Du rab sur le Lab

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