Delanoë hué par des profs parisiens hostiles : épisode 2

Publié à 14h11, le 26 février 2013 , Modifié à 17h19, le 26 février 2013

Delanoë hué par des profs parisiens hostiles : épisode 2
Bertrand Delanoë à la halle Carpentier, lundi 25 février. (MaxPPP)

EXPLICIT LYRICS - Réunion moins houleuse que la précédente mais musclée quand même pour Bertrand Delanoë face à plus de 1.000 personnes, dont beaucoup d'enseignants, réunies lundi 25 février à la Halle Carpentier, dans le XIIIe arrondissement pour la quatrième et dernière réunion parisienne sur les rythmes scolaires.

Les enseignants ont notamment scandé "retrait, retrait" et brandi une grande banderole clamant "Prenons le temps pour nos enfants" pour demander l'abrogation du décret du gouvernement ordonnant le retour à la semaine de quatre jours et demi dans le primaire à partir de septembre 2013, ou, à titre dérogatoire, de 2014.

"Je ne suis pas masochiste" a répété plusieurs fois le maire de la capitale qui ne se représentera pas lors de cette réunion publique qui a parfois pris la tournure d'un dialogue de sourds.

"

Je n'ai pas besoin de m'emmerder à me mettre sur le dos des gens que j'aime bien et dont j'écoutais à la radio qu'ils ont voté pour moi.

Pas besoin de me les mettre sur le dos par connerie.

"

Du même - vers 1 minute 15 de cette vidéo -  : "Je dois être un peu con et pas tout réussir mais je peux être respecté autant que je vous respecte." 

Le maire de Paris qui prend quand même soin de dire certains mots doux à son public : "je sais que les enseignants en ont pris plein la gueule depuis dix ans".

Les enseignants, syndiqués ou non, ainsi que les parents ont également pris la parole dans des interventions à retrouver en vidéo par ici.

Illustration avec celle, très applaudie, de Jean-François Fontana, représentant parisien du syndicat Sud Education :

Les collectivités locales ont jusqu'à fin mars pour faire connaître leurs intentions. Le maire de la capitale a indiqué que "la décision n'est pas encore prise" mais qu'il avait "un souhait".

Le maire de Paris avait annoncé que la Ville créerait 750 postes dans le secteur de l'animation "dès le budget supplémentaire de juillet 2013 au titre de la déprécarisation", si le Conseil de Paris des 25 et 26 mars décidait de l'application de la réforme en 2013.

Le maire de Paris est confronté depuis début janvier à une opposition massive des enseignants contre la réforme. Le groupe UDI au Conseil de Paris, après l'UMP et le PCF-PG, a fait savoir lundi qu'il souhaitait son report à 2014.

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