Si elle voulait partir du gouvernement, Ségolène Royal est sûre qu'on lui demanderait de rester

Publié à 12h23, le 06 avril 2015 , Modifié à 12h23, le 06 avril 2015

Si elle voulait partir du gouvernement, Ségolène Royal est sûre qu'on lui demanderait de rester
Ségolène Royal © PHILIPPE MERLE / AFP

Nicolas Sarkozy se dit, après les départementales, qu'il a quand même bien fait de revenir. Son ancienne adversaire de la présidentielle 2007 pense, elle, qu'elle ne pourrait même pas partir. C'est dire si les deux sont indispensables à leurs camps respectifs.

Dans Sud-Ouest ce lundi 6 avril (article payant), Ségolène Royal explique combien elle est utile au gouvernement. Avant, l'ancienne candidate à l'Élysée était interdite de ministère. Mais plus maintenant. Mieux : la ministre de l'Écologie est essentielle à l'exécutif. Limite vitale.

C'est elle qui l'explique avouant que, si elle voulait partir du gouvernement – ce qui ne semble quand même pas être le cas – on se presserait pour la retenir. Elle dit :

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Même si je voulais partir, on me demanderait de rester. Car j'arrive à concilier ce qui paraît inconciliable comme sur la question du nucléaire par exemple. Et ça, c'est grâce à mon expérience de vingt-cinq ans d'élue de terrain et au fait que je ne m'en laisse jamais compter.

 

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Forcément, avec une telle assurance, il n'est pas étonnant de la voir s'opposer à son chef, aka Manuel Valls. Sur plusieurs dossiers, comme dernièrement le projet d'extension de Roland-Garros, le Premier ministre s'est opposé à Ségolène Royal. Et alors ? Et alors rien. La ministre de l'Écologie continue de faire entendre sa petite musique, et se permet même, au détour d'une réponse à Sud-Ouest, de légèrement moquer le chef du gouvernement.

Elle le fait en parlant du projet d'autoroute A831. "Je ne vais quand même pas laisser détruire le Marais poitevin que j'ai toujours défendu et que François Mitterrand, lui-même, avait sauvé une première fois lorsqu'il avait fait passer l'autoroute par Niort. J'ai récemment eu l'occasion d'expliquer cela, carte à l'appui, à Manuel Valls", raconte Ségolène Royal. Elle ajoute :

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Je crois qu'il l'a compris même s'il ne connaissait pas forcément l'histoire de l'intervention de Mitterrand.

 

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Certes, Manuel Valls était sans doute plus rocardien que mitterrandien. 

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