Urvoas s’emporte contre Fillon après sa sortie sur le "climat de quasi-guerre civile" : "et demain ? Holocauste des candidats ?"

Publié à 12h48, le 27 février 2017 , Modifié à 12h49, le 27 février 2017

Urvoas s’emporte contre Fillon après sa sortie sur le "climat de quasi-guerre civile" : "et demain ? Holocauste des candidats ?"
Jean-Jacques Urvoas était l'invité de l'émission Les 4 vérités, lundi 27 février. © Capture d'écran France 2
Image Victor Dhollande-Monnier

Victor Dhollande-Monnier

Le ton est monté d’un cran dans cette campagne. François Fillon a "accusé" dimanche le gouvernement de laisser "se développer dans le pays un climat de quasi-guerre civile", après des incidents à Nantes avant un meeting de Marine Le Pen. Le ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux a immédiatement dénoncé "des allégations mensongères". Même condamnation pour le ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas lundi matin.

Interviewé ce dimanche 26 février par le JDD, le garde des Sceaux, opposé à "une trêve judiciaire" dans cette campagne, a taxé François Fillon et Marine Le Pen "d’absolue mauvaise foi" dans leurs critiques. Deuxième pique 24 heures plus tard. Cette fois, Jean-Jacques Urvoas cible uniquement le candidat de la droite. Il estime que la "police a fait son travail" la veille à Nantes, contrairement à ce qu’affirme l’ancien Premier ministre. Il explique sur France 2 :

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Deux observations. D’abord formellement, sur le cas du meeting en question, il y avait quatre unités de force mobile, il y a eu six interpellations, la police fait son travail. Mais franchement, "quasi-guerre civile" ? Hier, il nous disait "coup d’Etat institutionnel" [voir ici]. Et demain, il  nous dit quoi ? Extermination des programmes ? Holocauste des candidats ? Enfin, François Mitterrand a écrit un très beau livre qui s’appelle L’abeille et l’architecte, dans lequel il dit : "les excès de langage, ce sont les procédés coutumiers de ceux qui veulent faire diversion".

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Le gouvernement fait bloc face aux accusations de François Fillon. Lundi, la ministre de l’Education Najat Vallaud-Belkacem a accusé le candidat de la droite de prendre les Français pour des idiots. Et utilise quasiment les même éléments de langage. "Prétendre ou laisser entendre que ce serait la faute du gouvernement ou que ce serait même piloté par le gouvernement […] c'est vraiment n'importe quoi", a-t-elle déploré. 



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